Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du Hezbollah, a appelé dimanche au dialogue sur la question du désarmement du mouvement décidé par le gouvernement sous pression américaine.
Le gouvernement libanais avait chargé le 5 août l'armée de préparer un plan visant à désarmer d'ici fin 2025 ce mouvement fondé et financé par l'Iran, ennemi juré d'Israël.
Sorti très affaibli d'une guerre en 2024 contre Israël, qui a détruit une partie de son arsenal et décimé sa direction, le Hezbollah, seule faction libanaise autorisée à conserver ses armes après la guerre civile au Liban (1975-1990), avait aussitôt rejeté cette décision.
Les ministres chiites, y compris les représentants de ce groupe et du mouvement Amal de Nabih Berri, se sont retirés de la dernière session du gouvernement en signe de protestation contre le désarmement prévu du Hezbollah.
"Nous réaffirmons que nous sommes ouverts à la discussion sur le sort de ces armes (...) dans le cadre d'un dialogue calme et consensuel", a déclaré M. Berri, dans un discours commémorant la disparition en 1978 du fondateur d'Amal, Moussa Sadr.
Il a critiqué les mesures prises par le gouvernement qui s'appuient sur une proposition américaine.
"Ce qui est proposé dans le document américain (...) apparaît plutôt comme une alternative à l'accord de cessez-le-feu de novembre" entre Israël et le Hezbollah, a-t-il déclaré.
Malgré la trêve, Israël a poursuivi ses attaques au Liban, affirmant viser le Hezbollah.
L'armée israélienne a indiqué dimanche avoir mené une frappe contre un site du Hezbollah dans le sud du Liban. Selon l'agence officielle libanaise ANI, des avions ont tiré "un grand nombre de missiles". Des images de l'AFP montrent d'épaisses colonnes de fumée s'élevant du secteur.
L'accord de cessez-le-feu de novembre prévoit notamment le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani, à 30 km de la frontière israélienne, et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l'armée libanaise et des Casques bleus de l'ONU.
nad/ila/vl
© Agence France-Presse
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du Hezbollah, a appelé dimanche au dialogue sur la question du désarmement du mouvement décidé par le gouvernement sous pression américaine.
Le gouvernement libanais avait chargé le 5 août l'armée de préparer un plan visant à désarmer d'ici fin 2025 ce mouvement fondé et financé par l'Iran, ennemi juré d'Israël.
Sorti très affaibli d'une guerre en 2024 contre Israël, qui a détruit une partie de son arsenal et décimé sa direction, le Hezbollah, seule faction libanaise autorisée à conserver ses armes après la guerre civile au Liban (1975-1990), avait aussitôt rejeté cette décision.
Les ministres chiites, y compris les représentants de ce groupe et du mouvement Amal de Nabih Berri, se sont retirés de la...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine