Des soldats de l’armée israélienne observent des bâtiments détruits dans la bande de Gaza depuis la frontière avec le territoire palestinien, le 13 août 2025. Jack GUEZ/AFP
L’armée israélienne a averti que l’exécution des ordres du gouvernement de Benjamin Netanyahu visant à raser l’ensemble de la ville de Gaza, en surface comme dans ses infrastructures souterraines, à l’instar des opérations menées à Beit Hanoun et à Rafah, pourrait durer de nombreux mois, voire plus d’un an, rapporte dimanche le quotidien israélien Haaretz.
Cela fait suite à la menace brandie vendredi par le ministre de la Défense, Israël Katz, selon laquelle, si le Hamas refuse les conditions dictées par Israël pour mettre fin à la guerre, Gaza-ville, considérée comme le bastion du mouvement islamiste, connaîtra le même sort que Rafah et Beit Hanoun, faisant référence à deux villes de la bande de Gaza largement rasées par Israël dans la guerre qui l'oppose au mouvement islamiste depuis bientôt deux ans.
Dans un tel scénario, l'armée israélienne devrait affronter une crise encore plus aiguë au niveau de la disponibilité de ses unités de réserve, déjà confrontées à une baisse du taux de mobilisation et à un moral en berne, estime le Haaretz, citant des sources militaires.
L‘opération «Les Chariots de Gédéon II», approuvée mercredi par le ministre de la Défense, est un plan de conquête de la ville de Gaza et de camps de réfugiés voisins avec pour but affiché de vaincre le Hamas et libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre. Une annonce qui intervient alors que l’État hébreu, critiqué de toutes parts pour cette opération, doit se prononcer avant la fin de la semaine sur la proposition de trêve de 60 jours acceptée par le Hamas.
Négocier jusqu'au bout
Le chef d’état-major de l’armée, Eyal Zamir, a indiqué aux responsables politiques que « Tsahal ne lancerait pas d’assaut majeur contre la ville de Gaza tant qu’une zone humanitaire ne sera pas aménagée pour accueillir ses habitants ». Il a précisé que les opérations militaires ne commenceraient qu’une fois « les préparatifs opérationnels et juridiques achevés », en dépit de la pression du Premier ministre, qui exige une accélération de l’offensive.
Pour l’heure, aucune zone destinée aux déplacés palestiniens n’a été mise en place, ce qui nécessitera d’importants travaux d’infrastructure. Des sources militaires rappellent que l’évacuation de Rafah avait pris deux semaines et estiment que celle de Gaza-ville, où vivent environ 1,2 million de Palestiniens, devrait être encore plus longue. Le plan présenté par le chef de l’armée prévoit néanmoins la possibilité de suspendre rapidement les combats si un accord est conclu entre Israël et le Hamas sur la libération des otages et un cessez-le-feu.
L’état-major insiste sur sa volonté de négocier jusqu'au bout pour obtenir la libération du plus grand nombre d’otages avant d’entamer une offensive contre Gaza-ville, en raison des risques élevés pour leur sécurité en cas de combats intenses.
Les tensions sont particulièrement fortes entre le gouvernement et la hiérarchie militaire sur ce point. Des responsables de Tsahal ont affirmé ce week-end au quotidien israélien que le chef d’état-major « ne prendrait aucune décision illégale » et «resterait soumis aux directives de la conseillère juridique de l’armée, Yifat Tomer-Yerushalmi».
Actuellement, trois divisions de l’armée sont engagées dans la bande de Gaza : la 99e division combat dans le quartier de Zeitoun, en périphérie de Gaza-ville ; la 162e division opère à Jabaliya et aux abords du quartier de Sabra ; tandis que la 36e division est déployée le long du corridor de Morag et dans la région de Khan Younès. Parallèlement, la division de Gaza est chargée de sécuriser le corridor de Philadelphie, à la frontière entre Gaza et l’Égypte, et de superviser les points de distribution alimentaire dans le secteur.
Dans le même temps, le ministère de la Défense a ordonné le rappel de 60 000 réservistes de l’armée, attendus le 2 septembre prochain, en approuvant « l’émission des ordres de rappel des réservistes nécessaires pour mener à bien la mission ». La majorité d’entre eux viendront remplacer les troupes régulières stationnées en Cisjordanie et sur la frontière nord, afin de permettre à ces dernières de participer à l’offensive sur Gaza-ville.


Le genocidaire parle de demolir la VILLE de GAZA toute entiere. Ou sont tous les pseudos democrates occidentaux qui le financent et l,arment ?
20 h 27, le 24 août 2025