Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Larijani, le 13 août 2025 à Beyrouth. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale en Iran, Ali Larijani, a déclaré vendredi que son pays « continuera à soutenir le Hezbollah » et que ce dernier était en train de « se reconstruire » à l'heure actuelle, dans une interview publiée sur le site web du Guide suprême Ali Khamenei. Le Hezbollah est sorti grandement affaibli après treize mois de guerre contre Israël et les autorités libanaises le poussent à désarmer.
« Nous avons aidé et continuerons à aider » le Hezbollah, a lancé M. Larijani. « La résistance naît du comportement de l'ennemi, et plus la pression augmente, plus la résistance s'enracine. Oui, le Hezbollah a subi des coups (...) Le parti s'est-il reconstruit ? Oui, il y est parvenu. Il dispose d'un nombre suffisant de jeunes combattants pour commencer à se reconstruire », a-t-il ajouté.
« Le Hezbollah est déterminé »
Interrogé à propos de sa rencontre avec le secrétaire général du parti Naïm Kassem au cours de sa visite au Liban la semaine dernière, M. Larijani a dit avoir « constaté que le Hezbollah et ses dirigeants sont très déterminés à poursuivre leur chemin. Aujourd'hui encore, tous les dirigeants du parti et ses jeunes membres font preuve d'une grande détermination ». « Les dossiers libanais peuvent être traités par le dialogue interne. Nous n'imposons rien au Hezbollah, il prend ses décisions par lui-même », a-t-il poursuivi.
M. Larijani avait effectué mercredi dernier une tournée auprès des responsables libanais. Il avait rencontré le chef de l’État Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. Les deux hommes avaient dénoncé la prise de position de Téhéran rejetant le plan du gouvernement libanais pour récupérer le monopole des armes, et donc désarmer le Hezbollah. Le responsable iranien avait également été reçu par le président de la Chambre Nabih Berry, un allié du parti chiite. Il a affirmé que l’Iran ne s’ingérait pas dans les affaires intérieures libanaises.
« Aujourd'hui, certaines disent (au Hezbollah) : « Vous devez vous rendre ! » Pourquoi devrions-nous nous rendre ? À qui devrions-nous nous rendre ? Ils sont en colère contre cette proposition », a déclaré le responsable iranien. Il a par ailleurs réitéré le soutien de son pays au parti chiite. « Penser que le Hezbollah ou les forces de la résistance sont un fardeau est pour nous une grave erreur stratégique. À mon avis, ils ont besoin de notre soutien, et nous avons également besoin du leur, car l'isolement n'est pas dans l'intérêt de la sécurité nationale de l'Iran », a-t-il souligné.
Pendant sa visite au Liban, Ali Larijani avait insisté sur son refus de la décision libanaise de désarmer le parti chiite avant la fin de l'année et plaidé pour un « dialogue amical, exhaustif et sérieux ».



Larijani sait pertinemment qu'en demandant au hezbollah de ne pas rendre leurs armes, ils seront encore plus humiliés. Contrairement à l'armée israélienne, l'armée libanaise pourra les désarmer avec la volonté de consensus. Larijani cherche uniquement sa notoriété; mais l'histoire retiendra de lui que c'est un personnage sombrement misérable.
13 h 40, le 24 août 2025