Le commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), le général Diodato Abaniara, et le gouverneur du Liban-Sud, Mansour Daou, à Saïda, le 21 août 2021. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah.
Le commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), le général Diodato Abaniara, a affirmé jeudi que la mission principale des Casques bleus « repose sur le soutien à l’armée libanaise, afin de lui permettre d’imposer son autorité, d’assurer la sécurité et de protéger les habitants du Sud ».
Ces propos ont été tenus lors de sa visite, jeudi matin, au gouverneur du Liban-Sud, Mansour Daou, dans son bureau au Sérail de Saïda. « C’est un grand honneur pour moi d’être ici, afin de travailler au renforcement des fondements de la paix et de la stabilité dans le Liban-Sud », a déclaré le général Abaniara à l’issue de l’entretien. Il a également remercié « les autorités locales du Sud pour leur coopération et tout le soutien qu’elles apportent à l’accomplissement de notre mission comme il se doit », soulignant que « l’équipe de travail ne peut agir seule ; nous devons tous œuvrer ensemble, en équipe, pour atteindre l’objectif essentiel, à savoir l’instauration de la sécurité et de la stabilité dans le Sud ».
Lundi, le Conseil de sécurité a entamé les discussions autour d’un projet de résolution rédigé par la France, visant à prolonger d’un an le mandat de la Finul, avec pour objectif final son retrait. À ce sujet, le commandant de la Finul a précisé : « Nous savons tous que le Conseil de sécurité mène de nombreuses consultations (...). Mais notre mission est claire : elle consiste à enregistrer et documenter toutes les violations et à appliquer la résolution 1701 des Nations unies. »
Grand allié d’Israël, Washington se montre peu enclin à soutenir une nouvelle prorogation du mandat de la Finul, qui expire à la fin du mois d’août, sans en élargir les prérogatives. Dans ce scénario, les États-Unis pourraient opposer leur veto à toute résolution présentée au Conseil de sécurité. Israël, de son côté, est catégoriquement opposé à toute prolongation du mandat et envisagerait, selon les médias israéliens, une période de six mois pour organiser le retrait des Casques bleus du Liban-Sud.

