Vue aérienne d'un incendie illégal dans la forêt amazonienne, sur les rives de la BR-230 (route transamazonienne), près de la ville de Labrea, dans l'État d'Amazonas, au nord du Brésil, prise le 4 septembre 2024. Photo AFP/MICHAEL DANTAS
L'Amazonie brésilienne a enregistré une diminution de 65% de sa surface de forêt détruite par des incendies en juillet par rapport à la même période l'année dernière, marquée par une sécheresse historique, selon les données publiées mercredi par le réseau de surveillance Mapbiomas.
C'est une bonne nouvelle pour le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva à l'approche de la COP30, la conférence de l'ONU sur le climat, qui aura lieu en novembre dans la ville amazonienne de Belem.
Les données recueillies par satellites compilées sur la plateforme de Mapbiomas, réseau regroupant des ONG, des universités et des entreprises technologiques, montrent que 143.000 hectares ont brûlé le mois dernier dans la plus grande forêt tropicale de la planète.
« Après deux années de sécheresse sévère en Amazonie en 2023 et 2024, quand nous avons observé des incendies record dans ce biome, la réduction de la surface brûlée en 2025 peut être attribuée (...) notamment au retour des pluies, d'une saison humide plus intense et prolongée », explique Felipe Martenexen, de l'Institut de recherches de l'Amazonie (Ipam), cité dans un communiqué.
Au total, 748.000 hectares ont été touchés par des incendies en juillet dans l'ensemble du territoire brésilien, 40% de moins qu'en 2024 à la même période. Il s'agit de la surface la moins étendue depuis le début des relevés de Mapbiomas, en 2019.
Le Cerrado, savane riche en biodiversité, est le biome qui a le plus brûlé au Brésil en juillet, avec 571.000 hectares en proie aux flammes. Cela représente toutefois une réduction de 16% par rapport à juillet 2024.
Felipe Martenexen souligne par ailleurs que « les dégâts environnementaux et économiques de 2024, associés à une surveillance accrue, ont pu inciter les agriculteurs et les habitants à davantage de prudence ».
L'an dernier, la sécheresse historique, liée selon les experts au changement climatique, a favorisé la propagation des incendies, mais les départs de feu sont pratiquement tous causés par l'homme.
De janvier à juillet, 2,45 millions d'hectares ont brûlé au Brésil, une réduction de 59% par rapport à cette même période en 2024.
Il y a deux semaines, la ministre de l'Environnement, Marina Silva, a affirmé que la hausse de 4% de la déforestation sur la période de référence d'août 2024 à juillet 2025 avait été « poussée par les incendies » qui ont notamment fait rage lors du second semestre de l'année dernière.


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