Le président Joseph Aoun recevant le commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, le général Diodato Abagnara. Photo publiée sur le compte X de la présidence libanaise
Le président Joseph Aoun a affirmé au commandant de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, le général Diodato Abagnara, l’attachement du Liban « au maintien de la force internationale dans le sud du pays aussi longtemps que nécessaire pour la mise en œuvre complète de la résolution 1701, ainsi qu’au déploiement intégral de l’armée libanaise jusqu’aux frontières internationales ».
Le chef de l'État a aussi « insisté sur l’importance de la coopération entre l’armée, la Finul et les habitants des villes et villages du Sud », alors que plusieurs incidents mineurs ont eu lieu au cours des derniers mois entre les Casques bleus et les habitants de certains villages.
La résolution 1701 avait été adoptée en 2006 par le Conseil de sécurité de l'ONU pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah et doit encore être pleinement mise en œuvre, cette fois dans le cadre du cessez-le-feu conclu fin novembre dernier entre ces mêmes belligérants.
Le Conseil de sécurité a commencé à débattre lundi d'un projet de résolution présenté par la France pour prolonger d'un an le mandat de la force de maintien de la paix, en vue de son retrait progressif. Les 15 membres du Conseil de sécurité doivent voter le 25 août sur le projet de résolution, avant l'expiration du mandat de la Finul à la fin du mois. Selon plusieurs médias, Israël et les États-Unis s'opposent toutefois à l'extension du mandat. « Nous ne commentons pas des négociations en cours au Conseil de sécurité de l'ONU », a indiqué un porte-parole du département d’État américain à l'AFP. Interrogé à propos de la position américaine sur son avenir, Washington - qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité - n'a pas répondu.
La résolution, consultée par l'AFP, prolongerait le mandat de la Finul jusqu'au 31 août 2026, tout en exprimant « l'intention (du Conseil) de travailler à un retrait ». Cela dans le but que le gouvernement libanais devienne « le seul garant de la sécurité dans le sud du Liban ».
Israël multiplie de son côté les signes de son rejet du maintien des Casques bleus au Liban-Sud, tandis que les États-Unis ne sont pas très enthousiastes à l’idée d’une nouvelle prorogation de leur mandat, sans en élargir les prérogatives. Selon le média israélien Israel Hayom, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a transmis au secrétaire d'État américain Marco Rubio la position officielle d'Israël réclamant l'arrêt des activités de la force onusienne dans le sud du pays. « L'organisation a échoué dans sa mission fondamentale : empêcher le Hezbollah de s'établir au sud du fleuve Litani », a affirmé le chef de la diplomatie israélienne, qui reproche également à la Finul d'avoir « systématiquement présenté une image erronée de la réalité » dans ses rapports au Conseil de sécurité. Si Israël exige la résiliation immédiate du mandat des Casques bleus, il accepterait à défaut une prolongation de six mois à un an maximum pour permettre un « démantèlement ordonné », selon les médias israéliens.



Les incidents mineurs ne sont pas si mineurs que ça: Ils ne sont pas spontanés et sont fomentés par le hezballah. Leur répétition porte atteinte à la crédibilité de l'Etat dans l'affirmation de son role. Surtout qu'il n'y a pas de poursuites judiciaires faites. J'ajoute aussi la parodie de justice dans l'assassinat du soldat Rooney. Soit il faut admettre des erreurs et sanctionner ceux qui les ont faites ou retrouver l'assassin et le mettre en prison. Il y a dans cette histoire de la FINUL un devoir d'inventaire à faire avant de renouveler.
13 h 10, le 19 août 2025