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Société - Religion

De nombreux fidèles ont célébré l’Assomption dans plusieurs régions du Liban

Le chef de l’Église maronite a prôné dans son homélie « une volonté nationale sincère et un effort constant pour dépasser la mentalité du partage du pouvoir, de l’entrave et de l’isolement ».

De nombreux fidèles ont célébré l’Assomption dans plusieurs régions du Liban

Les célébrations organisées pour l’Assomption ont rassemblé de nombreuses personnes à Deir el-Ahmar, dans la Békaa. Photo relayée par notre correspondante Sarah Abdallah.

Comme chaque année, les communautés chrétiennes dans plusieurs régions du pays se sont rassemblées en nombre vendredi pour célébrer la fête d’el-Saydé, le 15 août, jour de l’Assomption.

Le patriarche maronite Béchara Raï a présidé la messe donnée à cette occasion non pas à Bkerké dans le Kesrouan, mais à l’« Église patriarcale de Dimane » (caza de Bécharré), où se situe le siège estival du patriarcat au Liban-Nord, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Le chef de l’Église maronite a prôné dans son homélie « une volonté nationale sincère et un effort constant pour dépasser la mentalité du partage du pouvoir, de l’entrave et de l’isolement, et aller vers une pensée nationale unificatrice, qui rassemble sans diviser. Le Liban est un projet durable d’un État civil, juste, capable et efficace, qui respecte la Constitution, applique les lois et garantit les droits et la dignité. »

À Deir el-Ahmar, dans le caza de Baalbeck, un grand cortège a été organisé par le diocèse maronite pour marquer l’occasion. La procession, partie de l’église Notre-Dame-de-la-Tour, a sillonné les rues, précédée par des porteurs de croix et une statue de la Vierge Marie. Des membres du clergé, des responsables locaux ainsi que des centaines d’habitants et de visiteurs venus de Baalbeck et des environs y ont participé, a rapporté la correspondante de L’Orient-Le Jour dans la Békaa, Sarah Abdallah.

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Devant l’église Saint-Joseph érigée dans la localité, le nonce apostolique Paolo Borgia a transmis un message du pape Léon XIV, mettant l’accent sur la solidarité et l’espérance. « Le pape adresse ses prières au peuple du Liban et du Moyen-Orient », a-t-il déclaré. « Il encourage l’unité, le dialogue et la persévérance en ces temps difficiles. » Mgr Borgia a salué la résilience de la communauté locale : « Votre générosité et votre constance témoignent de la force de la foi dans cette région », a-t-il ajouté. « Vivre selon la Parole de Dieu, non seulement dans les rites mais aussi au quotidien. »

Au Liban-Nord, Mgr Estephan Frangié a célébré la messe à l’église Notre-Dame de Zghorta, en présence d’une foule nombreuse composée de paroissiens, d’expatriés et de membres du clergé. « Nous offrons cette messe pour la diaspora », a-t-il affirmé. « Vous restez profondément ancrés dans le cœur de votre paroisse et de votre patrie. »

Il a décrit la fête de la Vierge comme « un moment qui unit la communauté », soulignant que l’image de la Vierge Marie « se trouve dans chaque foyer zghortiote à l’étranger ». Il a appelé les fidèles à « vivre selon la Parole de Dieu, non seulement dans les rites mais aussi dans la vie quotidienne », rappelant l’histoire de leadership spirituel et de service de la ville.

Toujours au Liban-Nord, mais cette fois à Ehden, l’église Notre-Dame d’al-Hara a organisé des activités spirituelles et liturgiques en coordination avec les célébrations de Zghorta, comprenant messes festives, prières, chants et récitation du chapelet.

De nombreux habitants et visiteurs ont assisté aux cérémonies, qui se sont conclues par une procession aux chandelles de la statue de la Vierge Marie dans la cour de l’église. L’atmosphère reflétait, selon beaucoup, « un profond lien spirituel avec la Vierge Marie et un fort sentiment communautaire ».

Dans le caza de Koura, les offices et les processions se sont également succédé. Au monastère Notre-Dame de Balamand, l’archimandrite Georges Yaacoub a présidé une messe solennelle. « Cette fête nous rappelle notre responsabilité en tant qu’enfants de l’Église », a-t-il dit. « Par nos actions et notre foi, nous comptons sur l’intercession de la Vierge Marie. » Il a également évoqué le rôle des icônes dans la tradition orthodoxe, les qualifiant de « fenêtres vers le divin » et d’outils essentiels à la réflexion spirituelle. Après la messe, les fidèles ont participé à une procession dans la cour du monastère, avant de se réunir autour d’un repas.

Comme chaque année, les communautés chrétiennes dans plusieurs régions du pays se sont rassemblées en nombre vendredi pour célébrer la fête d’el-Saydé, le 15 août, jour de l’Assomption.Le patriarche maronite Béchara Raï a présidé la messe donnée à cette occasion non pas à Bkerké dans le Kesrouan, mais à l’« Église patriarcale de Dimane » (caza de Bécharré), où se situe le siège estival du patriarcat au Liban-Nord, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Le chef de l’Église maronite a prôné dans son homélie « une volonté nationale sincère et un effort constant pour dépasser la mentalité du partage du pouvoir, de l’entrave et de l’isolement, et aller vers une pensée nationale unificatrice, qui rassemble sans diviser. Le Liban est un projet durable d’un État civil,...
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