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Politique - Partis

Rabih Banat, président du PSNS pour un deuxième mandat de quatre ans

Le parti a connu d'importantes divisions internes au cours des dernières années, avec une faction rivale dirigée par l'ancien député Assaad Hardane.

Rabih Banat, président du PSNS pour un deuxième mandat de quatre ans

Les partisans du PSNS défilent à Beyrouth, le 24 septembre 2023. Photo Hassan Assal

Le Conseil supérieur du Parti syrien national social (PSNS) a réélu jeudi Rabih Banat à la présidence du parti pour un second mandat de quatre ans, au terme d'une réunion qui s'est tenue au siège du parti à Raouché, à Beyrouth.

Le PSNS, allié du Hezbollah et de l'ancien régime de Bachar el-Assad en Syrie, a été fondé en 1932 par Antoun Saadé, par la suite condamné à mort par les autorités libanaises et exécuté le 8 juillet 1949. Il était accusé de tentative de coup d'État contre le gouvernement en représailles des mesures répressives prises par ce dernier à l'encontre de ses membres.

Prônant une « Grande Syrie », le parti a récemment été confronté à d'importantes divisions internes, avec deux factions rivales, l’une dirigée par l'ancien député Assaad Hardane, et l’autre par l'actuel dirigeant Rabih Banat.

Après sa réélection jeudi, M. Banat a affirmé que « l'échéance réalisée par le Conseil supérieur reflète l'engagement des nationalistes envers leur institution et envers les principes pour lesquels ils se sont battus, ont fait des sacrifices et donné leur vie, fidèles à l'idéologie d'Antoun Saadé ». Rabih Banat a appelé au rejet du sectarisme, qui « sert les intérêts de l'ennemi, et à la protection de la résistance et de ses sources de force », soulignant l'importance de l'unité nationale face aux défis.

Scissions internes

Les scissions sont courantes au sein du parti pan-syrien, qui, pendant la guerre civile, s'était divisé entre une branche réformiste proche des factions palestiniennes et une autre branche plus proche de Damas. Elles ont été réunifiées en 1978. Le paysage politique régional et national ayant beaucoup changé depuis la mort de son fondateur Saadé, le PSNS a connu des tensions récurrentes sur la manière de perpétuer son héritage.

Plus récemment, une scission importante s'est produite au sein du parti, mais cette fois-ci la division était davantage liée à des luttes de pouvoir, à des approches différentes de la gouvernance interne et à des rivalités personnelles, qu'à des raisons idéologiques. Bien que les deux camps soient pro-Hezbollah et soutiennent l'ancien régime syrien renversé en décembre 2024, une scission majeure s'est produite ces dernières années entre les partisans d'Assaad Hardane, qui a été président du parti entre 2008 et 2016, et ceux qui contestent le style de leadership de ce dernier.

En 2020, avec l'élection de Rabih Banat, farouche opposant à Hardane à la présidence du parti, l’ancien député n'a pas reconnu l’élection de son rival, critiquant le processus par lequel il est arrivé aux commandes.

Deux factions ont ainsi émergé au sein du parti : celle de Banat et celle de Hardane. Depuis lors, des affrontements armés et des attaques contre les centres de l’une ou l’autre des factions ont lieu périodiquement dans différentes régions du pays. Le conflit a atteint son paroxysme en 2023, lorsque le PSNS, sous la direction de Banat, a exclu Hardane du parti. Malgré cela, les partisans de Hardane continuent de le considérer comme le chef légitime de la formation.

Pro-Hezbollah et pro-Assad

Au-delà de ces divisions, le PSNS reste un parti politique pro-Bachar el-Assad dont l'influence au Liban, déjà limitée avant la chute de l'ancien régime syrien en décembre, est désormais encore plus restreinte. Le parti dispose de plusieurs bastions, notamment dans le quartier de Hamra à Beyrouth, où il organise chaque année un défilé pour commémorer l'anniversaire de l' « opération Wimpy », menée par Khaled Alwane, un membre du parti, contre des soldats israéliens dans le célèbre café en 1982, en pleine occupation israélienne de Beyrouth.

Le PSNS dispose également de centres à Bickfaya (caza du Metn), fief de son rival politique, le parti Kataëb, et dans le Koura (nord du Liban), entre autres.

Pendant la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2024, de nombreux membres du parti ont été tués. Bien que le « front de soutien » à Gaza, ouvert depuis le Liban-Sud en octobre 2023, un jour après le début de la guerre entre le Hamas et Israël, ait inclus des combattants des Aigles du Tourbillon (la branche armée du PSNS), le parti n'a pas annoncé d'opérations militaires séparées contre l'État hébreu, contrairement au Hezbollah.

Aujourd'hui, suite à la décision du gouvernement libanais de désarmer le parti chiite d'ici la fin de l'année, le PSNS a, sans surprise, pris position en faveur du maintien des armes du Hezbollah, critiquant la décision du cabinet de Nawaf Salam. Un jour après l’annonce de cette décision, al-Binaa, un média affilié au PSNS, a écrit : « Le gouvernement a fait tomber (l’accord de) Taëf, la résolution 1701 et l'accord de cessez-le-feu, et expose le pays à l'agression [israélienne]. »

Le Conseil supérieur du Parti syrien national social (PSNS) a réélu jeudi Rabih Banat à la présidence du parti pour un second mandat de quatre ans, au terme d'une réunion qui s'est tenue au siège du parti à Raouché, à Beyrouth.Le PSNS, allié du Hezbollah et de l'ancien régime de Bachar el-Assad en Syrie, a été fondé en 1932 par Antoun Saadé, par la suite condamné à mort par les autorités libanaises et exécuté le 8 juillet 1949. Il était accusé de tentative de coup d'État contre le gouvernement en représailles des mesures répressives prises par ce dernier à l'encontre de ses membres.Prônant une « Grande Syrie », le parti a récemment été confronté à d'importantes divisions internes, avec deux factions rivales, l’une dirigée par l'ancien député Assaad Hardane, et l’autre...
commentaires (2)

Une bande de chômeurs en plus.

Mago1

21 h 18, le 14 août 2025

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Commentaires (2)

  • Une bande de chômeurs en plus.

    Mago1

    21 h 18, le 14 août 2025

  • Un parti qui a tué un Président et un Premier Ministre ne devrait plus exister.

    Moi

    19 h 10, le 14 août 2025

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