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Politique - Baabda

Aoun : Le Liban n’est pas « en faillite », mais un pays « volé »

Le chef de l'État s'exprimait devant une délégation du Conseil libanais des affaires à Abou Dhabi venu le rencontrer à Baabda.

Aoun : Le Liban n’est pas « en faillite », mais un pays « volé »

Le président de la République, Joseph Aoun, accueille au palais de Baabda une délégation du Conseil des affaires libanais à Abou Dhabi, le 14 août 2025. Photo tirée du compte X de la présidence

Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré jeudi au palais de Baabda que « le Liban n’est pas en faillite, mais volé » ajoutant qu'« aucun pays au monde ne fait faillite s’il est dirigé correctement. Nous avons eu des gouvernements qui ont mal géré les ressources ».

Le chef de l'État s'exprimait devant une délégation du Conseil libanais des affaires à Abou Dhabi venu le rencontrer à Baabda, au cours d'une journée où il a aussi présidé une réunion judiciaire avec le ministre de la Justice, Adel Nassar, et les juges Souheil Abboud et Jamal Hajjar, et s’est entretenu avec le ministre des Finances, Yassine Jaber, et le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Karim Souhaid.

Devant la délégation du Conseil des affaires, Joseph Aoun a estimé que « notre problème réside en grande partie dans la corruption, car il n’y a pas eu de reddition de comptes. Aujourd’hui, la justice est là, les dossiers sont ouverts, et il n’y a ni interdits ni lignes rouges. C’est ainsi que les choses reviennent à la normale et que la confiance renaît entre l’État et le peuple, ainsi qu’entre le Liban et les pays étrangers ». Depuis son élection en janvier dernier, le président libanais a affiché sa volonté de débloquer les importants chantiers de réformes que le pays doit lancer pour redresser son économie et son système financier, mis à terre.

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« L'empreinte libanaise »

M. Aoun a également salué le rôle de la diaspora libanaise à travers le monde, qui « a constitué le principal soutien du pays au fil des années ». Selon lui, « la force et la richesse du Liban résident ici : il n’existe pas un grand projet, du Brésil à l’Australie en passant par l’Afrique, sans empreinte libanaise ». Ces propos interviennent à l'heure où de nombreux membres de la diaspora n'ont plus accès à leurs fonds et leurs économies, bloqués illégalement dans les banques libanaises depuis le début de la crise économique en 2019.

La véritable richesse du Liban ne réside pas dans ses « ressources naturelles », mais dans «l’investissement dans ses talents, ses compétences et son capital humain », a-t-il ajouté, invitant la délégation du Conseil des affaires à mettre son expertise au service du pays et à y investir.

« Le Liban a besoin d’une véritable justice »

M. Aoun, ancien commandant en chef de l'armée, a par ailleurs présidé une réunion judiciaire réunissant le ministre Nassar, le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Souheil Abboud, le procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, ainsi que les nouveaux procureurs nommés dans le cadre des mutations et nominations.

« Vous portez la responsabilité de rendre la justice et d’appliquer la loi à tous les citoyens, sans distinction ni exception, ne vous écartez jamais de la vérité, quelles que soient les circonstances ou les pressions », a-t-il affirmé.

Et d'ajouter : « la loi est au-dessus de tous, et son application doit être juste et équitable pour chacun, du plus haut responsable au plus simple citoyen. Restez proches des gens et de leurs préoccupations, et œuvrez à restaurer la confiance des citoyens dans la justice par un travail intègre et transparent. Le Liban a aujourd’hui un besoin urgent d’une véritable justice, capable de rebâtir la confiance dans les institutions et de protéger la dignité humaine ».

Enfin, le président Aoun s'est entretenu avec le ministre des Finances et le gouverneur de la BDL sur « la situation financière du pays ».

Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré jeudi au palais de Baabda que « le Liban n’est pas en faillite, mais volé » ajoutant qu'« aucun pays au monde ne fait faillite s’il est dirigé correctement. Nous avons eu des gouvernements qui ont mal géré les ressources ».Le chef de l'État s'exprimait devant une délégation du Conseil libanais des affaires à Abou Dhabi venu le rencontrer à Baabda, au cours d'une journée où il a aussi présidé une réunion judiciaire avec le ministre de la Justice, Adel Nassar, et les juges Souheil Abboud et Jamal Hajjar, et s’est entretenu avec le ministre des Finances, Yassine Jaber, et le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Karim Souhaid.Devant la délégation du Conseil des affaires, Joseph Aoun a estimé que « notre problème réside en grande partie dans la...
commentaires (9)

Volé oui et bien volé, donc en faillite. Alors, quelles sont vos propositions Monsieur le Président pour rendre l'argent au citoyen libanais, l'argent et tout l'argent et aussi que les responsables de ce casse du siècle soient jugés? Vous allez dire que cela prendra du temps. Mais le temps manque. MBS a séquestré les partis pris dans un hotel et ils ne sont sortis qu'en signat un chèque en retour. Alors, un peu de courage Monsieur Le Président, vous êtes un militaire!

PPZZ58

17 h 12, le 15 août 2025

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Commentaires (9)

  • Volé oui et bien volé, donc en faillite. Alors, quelles sont vos propositions Monsieur le Président pour rendre l'argent au citoyen libanais, l'argent et tout l'argent et aussi que les responsables de ce casse du siècle soient jugés? Vous allez dire que cela prendra du temps. Mais le temps manque. MBS a séquestré les partis pris dans un hotel et ils ne sont sortis qu'en signat un chèque en retour. Alors, un peu de courage Monsieur Le Président, vous êtes un militaire!

    PPZZ58

    17 h 12, le 15 août 2025

  • C'est vrai mais il est temps d'agir. Qui se souvient de ce qu'avait fait MBS ? ça a remis les pendules à l'heure et pour de bon dans son pays.

    Moi

    12 h 14, le 15 août 2025

  • On sait ca...répétitions de speeches ? Ou est NOTRE argent et notre LL d abord?? back to us? ce n est pas une crise 2019... NATIONAL ORGANIZED HOLD-UP! les banquiers et la BDL et les banques a l étranger, TRIO de criminels! Agissez et rendez nous nos biens!

    Marie Claude

    09 h 46, le 15 août 2025

  • "Les dossiers sont ouverts, et il n’y a ni interdits ni lignes rouges"/ On attend encore, tout de même, l'ouverture du dossier de l'EDL et ausso de Qard el Hassan. Il semble que Bassil et le Hezbollah soient encore protégés par une ligne rouge. Espérons qu'elle sera bientôt franchie.

    Yves Prevost

    07 h 22, le 15 août 2025

  • Tous les requins banquiers inclus de la bdl, tous les corrompus voleurs, tous les responsables de l,ETAT du premier echelon au sommet de l,echelle, tous ces billionnaires et miutimillionnaires, tous les brigands et mafieux, inclus barbus et imberbes, des 4 dernieres decennies doivent etre passes au comble et les abus et vols de tous ces Al Capone, TOUS DOIVENT ETRE JUGES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    00 h 33, le 15 août 2025

  • Excellent !

    nabil samir

    00 h 14, le 15 août 2025

  • Très belles paroles, Mr. Le Président…Mais que de fois les Libanais ont été bernés par ce bla-bla théorique et idéaliste sans jamais voir des mesures concrètes ou des plans précis de lutte contre la corruption et le clientélisme rampants…Vous avez affaire à une mafia institutionnalisée et à haut niveau qui bloque tout! Auriez-vous le courage de vous attaquer de front à ce cartel diabolique et à ouvrir tous les dossiers financiers et juridiques? Tous les libanais du pays et d’ailleurs vous observent car l’avenir du Liban ne réside pas seulement dans le désarmement du HB!

    Saliba Nouhad

    23 h 58, le 14 août 2025

  • BRAVO M LE PESIDENT ! VOUS VENEZ DE GAGNER VOTRE TITRE ! Le Liban est un pays volé ! Le Liban , c'est à dire , nous , les déposants !! On ne peut mieux le dire !!

    LeRougeEtLeNoir

    20 h 55, le 14 août 2025

  • Tres belles paroles de notre President. Nous attendons maintenant les actes : - punition des politichiens mafieux corrompus de la republique qui se trouvaient au sommet de l'etat. - punition des hauts fonctionnaires vereux qui ont facilite la distribution de contrats juteux a des sous-traitants cupides contre prebendes (EDL, Office des eaux, travaux publics, fuel, etc... et j'en passe et des meilleures) - punition des crapules bancaires qui ont activement permis la circulation et l'expatriation de l'argent de la corruption en toute connaissance de cause et sans aucun scrupule.

    Michel Trad

    20 h 11, le 14 août 2025

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