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Dernières Infos - Justice

Une ex-ministre française, mise en cause par SOS Racisme pour ses propos sur des Algériens, se justifie


Noëlle Lenoir lors d’une réception à l’hôtel Matignon du comité de soutien à Boualem Sansal qu’elle préside, à Paris, le 16 avril 2025. Photo JULIEN DE ROSA / AFP

L'ancienne ministre française Noëlle Lenoir - visée par une plainte de l'association SOS Racisme qui l'accuse de propos à caractère raciste visant des Algériens - est partiellement revenue mercredi sur ses déclarations tout en les justifiant.

Mme Lenoir, qui a été ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, avait déclaré vendredi sur une chaîne de télévision que « des millions d'Algériens (...) peuvent sortir un couteau dans le métro dans une gare dans la rue n'importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule ». Elle réagissait à une décision du Conseil constitutionnel - l'institution chargée de vérifier la conformité des lois en France - d'invalider plusieurs dispositions clés d'un projet de loi qui vise à durcir le maintien des étrangers en situation irrégulière dans les centres de rétention.

« Il fallait évidemment entendre milliers et non pas millions. Cela corrigé, je maintiens mes propos », a-t-elle affirmé mercredi dans un communiqué. « Je n'ai évidemment pas visé la communauté algérienne qui, dans son ensemble, vit pacifiquement en France, mais une minorité frappée d'OQTF (obligation de quitter le territoire français) et qui se maintient pourtant sur le territoire de la République », s'est-elle justifiée.

Mme Lenoir est actuellement présidente du comité de soutien à l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis plus de huit mois et condamné en appel à cinq ans de détention pour « atteinte à l'unité nationale ». Suite à ses propos, elle dit faire l'objet de « menaces de mort sur les réseaux sociaux et par téléphone, d'injures et de diffamations à caractère antisémite et sexiste », proférées anonymement.

Joint par l'AFP, son avocat, Francis Teitgen, a précisé qu'elle avait été entendue mardi par la police parisienne, qui avait recueilli sa plainte à la suite de ces menaces. Le parquet de Paris a confirmé à l'AFP avoir reçu tant la plainte déposée par SOS Racisme que celle déposée par Mme Lenoir pour cyberharcèlement.


L'ancienne ministre française Noëlle Lenoir - visée par une plainte de l'association SOS Racisme qui l'accuse de propos à caractère raciste visant des Algériens - est partiellement revenue mercredi sur ses déclarations tout en les justifiant.Mme Lenoir, qui a été ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, avait déclaré vendredi sur une chaîne de télévision que « des millions d'Algériens (...) peuvent sortir un couteau dans le métro dans une gare dans la rue n'importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule ». Elle réagissait à une décision du Conseil constitutionnel - l'institution chargée de vérifier la conformité des lois en France - d'invalider plusieurs dispositions clés d'un projet de loi qui vise à durcir le maintien des étrangers en situation...