Une vue de la décharge de Jdeidé à partir de la route maritime : le site ressemble de plus en plus à une « montagne ». Photo S.B.
Le député du Metn, Ibrahim Kanaan, a souligné mercredi dans une lettre adressée au gouvernement, qu’« il est impossible, selon tous les rapports officiels, d’agrandir la décharge gouvernementale de Jdeidé », au nord de Beyrouth, alors qu’un Conseil des ministres consacré entre autres au sujet des déchets a commencé à 11h.
La décharge de Jdeidé, qui est opérée par une entreprise privée pour le compte de l’État depuis 2016, reçoit les déchets du nord du Mont-Liban et d’une partie de Beyrouth, soit en moyenne plus de 1000 tonnes par jour. Celle de Costa Brava, au sud de Beyrouth, reçoit ceux de la banlieue sud de la capitale et du sud du Mont-Liban.
L’enjeu de l’agrandissement de la décharge de Jdeidé est considérable, du fait que ce site reste le seul où les déchets d'une vaste région sont toujours enfouis, en l’absence d’alternative. Le dossier des déchets a souffert de la crise économique et financière au Liban depuis 2019.
Dans une missive au gouvernement, le parlementaire a souligné que « les habitants de la région n’ont plus la capacité de supporter la poursuite du massacre environnemental et sanitaire sur le littoral du nord du Metn, en contradiction avec toutes les décisions, promesses et engagements gouvernementaux depuis 2016 à ce jour ». Et de résumer : « Nous nous opposerons à tout plan visant à prolonger cette situation ».


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