Ali Larijani, conseiller du Guide suprême iranien, après une rencontre avec le président du Parlement Nabih Berry à Beyrouth, en novembre 2024. Photo AFP
L'ambassade d'Iran au Liban a fixé le programme de la visite à Beyrouth du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a confié mardi à L'Orient-Le Jour une source à la chancellerie. M. Larijani arrivera au Liban mercredi matin.
Selon le programme, M. Larijani devrait rencontrer le président Joseph Aoun au palais présidentiel de Baabda à 11 heures, environ trois heures après son atterrissage à l'Aéroport international de Beyrouth. M. Larijani devrait également être reçu par le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné à midi, et par le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail à 18 heures. Le responsable iranien rencontrera également des personnalités spirituelles et politiques libanaises, ainsi que des personnalités parlementaires, politiques et partisanes libanaises et palestiniennes à 16h30 au siège de l'ambassade d'Iran.
La visite du responsable iranien intervient après que le gouvernement libanais a chargé l'armée d'élaborer un plan visant à désarmer le Hezbollah d'ici la fin de l'année. L'institution militaire a été appelée à soumettre ce plan au Conseil des ministres avant la fin du mois d'août. Cette décision avait été annoncée mardi dernier, suivie d'une deuxième réunion deux jours plus tard, au cours de laquelle le gouvernement, à l'exception de ses ministres chiites, avait approuvé l'adoption d'un plan élaboré par les États-Unis pour le désarmement du Hezbollah.
Depuis jeudi, les partisans du parti chiite manifestent quotidiennement dans différentes villes du pays. Cependant, les ministres qui les représentent n'ont pas démissionné du gouvernement. Téhéran avait déclaré qu'il soutiendrait toute décision prise par le Hezbollah, et certains médias ont rapporté que le ministre iranien des Affaires étrangères avait affirmé que le plan de désarmement « ne fonctionnerait pas ». Samedi, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei avait ensuite déclaré que son pays s'opposait « sans aucun doute » à la décision du gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah.
Ces positions ont suscité des réactions de la part du ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi, un proche des Forces libanaises, qui a condamné l'ingérence « inacceptable » de Téhéran, sans toutefois aller jusqu'à convoquer l'ambassadeur. Selon le programme de l'ambassade d'Iran, M. Larijani ne rencontrera pas M. Raggi pendant sa visite.




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Ah si seulement il existait un vaccin contre la couardise. Notre état doit faire preuve de sa souveraineté en refusant des visiteurs improvisés, surtout lorsque leur visite est précédée d’une provocation adressée à tous les libanais pour leur montrer qui est le maître de ce pays. Nous serons atterrés de savoir que cet individu est reçu alors qu’il n’a pas présenté ses excuses et surtout n’a jamais été invité. Que ce nouveau pouvoir libanais nous montre que le temps de soumission est révolu, on attend toujours un signe concret pour nous rassurer.
11 h 22, le 13 août 2025