Un migrant enveloppé dans une couverture d'urgence regarde la mer alors qu'il attend d'être secouru après une tentative ratée de traversée de la Manche près de Neufchâtel-Hardelot, dans le nord de la France, le 30 octobre 2024. Photo AFP/SAMEER AL-DOUMY
Le ministère britannique de l'Intérieur a annoncé jeudi avoir placé en détention les premiers migrants arrivés au Royaume-Uni sur des petits bateaux et ayant vocation à être renvoyés en France dans le cadre du traité franco-britannique entré en vigueur mercredi.
« Les personnes arrivées au Royaume-Uni sur un bateau hier midi ont été placées en détention. Elles seront placées dans des centres de rétention administrative en attendant leur expulsion », a indiqué le Home Office dans un communiqué, sans préciser combien de migrants avaient été arrêtés.
Ce nouveau traité franco-britannique, annoncé lors de la visite d'Etat du président français Emmanuel Macron au Royaume-Uni en juillet, vise à dissuader les personnes souhaitant traverser la Manche sur des embarcations précaires et bondées, organisées par des réseaux de passeurs.
Selon Londres, les premières expulsions vers la France devraient avoir lieu « dans les prochaines semaines ».
Le Royaume-Uni va transmettre à la France dans un délai de trois jours les noms des migrants arrêtés qu'elle souhaite expulser, et les autorités françaises auront 14 jours pour répondre, détaille le Home Office.
« Quand j'ai promis que je ne reculerai devant rien pour sécuriser nos frontières, j'étais sérieux », s'est félicité sur X le Premier ministre Keir Starmer, qui est sous pression pour endiguer ces arrivées de migrants.
Un nombre record de plus de 25.400 personnes sont entrées au Royaume-Uni par ce biais depuis le début de l'année, en hausse de 49% sur un an.
Le traité est basé sur un principe d' « un pour un ». La France reprendra des migrants arrivés au Royaume-Uni par « small boat » et dont la demande d'asile n'y est pas jugée admissible.
Dans l'autre sens, Londres acceptera des personnes se trouvant en France et ayant fait une demande sur une plateforme en ligne, en donnant la priorité à celles ayant des liens avec le Royaume-Uni.
Cette plateforme est opérationnelle jeudi sur le site internet du gouvernement britannique.


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