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Gebran Bassil évoque le 7 août 2001, « symbole de la lutte contre la classe politique »


Gebran Bassil évoque le 7 août 2001, « symbole de la lutte contre la classe politique »

Le chef du CPL, Gebran Bassil. Archives AFP

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) et député Gebran Bassil a commémoré, dans un message sur son compte X jeudi, les rafles du 7 août 2001, « plus qu’une journée, un parcours de lutte qui n’en finit plus, face à une classe politique qui craint la liberté d’expression ».

Le chef du CPL fait référence aux importantes rafles menées par les troupes syriennes (qui occupaient encore à ce moment-là le Liban) et les forces de sécurité libanaises qui leur étaient affiliées, dans les rangs des comités estudiantins des opposants de l’époque, principalement les étudiants du CPL et des Forces libanaises. Des dizaines de jeunes avaient alors été détenus arbitrairement, certains durant des semaines, souvent torturés par leurs geôliers qui cherchaient à leur extorquer des aveux factices. Le 7 août 2001 est une date clé dans la longue opposition à l’occupation syrienne qui a pris fin en 2005, après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et les importantes manifestations qui en ont découlé.

« Nous avions manifesté, nous avions été battus, nous avions été détenus… mais nous ne nous sommes jamais tus », poursuit Gebran Bassil dans son message jeudi. Et de conclure : « Ceux qui croient en une cause n’abandonnent jamais, et ceux qui appartiennent à une école de liberté, de souveraineté et d’indépendance ne sont jamais vaincus. »

Le fondateur du CPL, l’ancien président de la République Michel Aoun, avait été exilé en France durant quinze ans (1990-2005) en raison de son opposition au régime syrien.

Gebran Bassil, gendre et successeur de Michel Aoun à la tête du CPL, semble vouloir ranimer la flamme qui mobilisait une large fraction de la rue chrétienne à cette époque-là. Cependant, la participation du CPL au pouvoir et ses alliances, souvent pointées du doigt, avec des figures ou formations pro-ancien régime syrien, comme le Hezbollah, lui ont fait perdre une partie de sa popularité. Depuis le début du nouveau mandat en janvier 2025, avec Joseph Aoun à la présidence comme successeur de Michel Aoun, et le gouvernement de Nawaf Salam, Gebran Bassil et son parti se sont positionnés dans l’opposition. M. Bassil affiche en outre régulièrement ses craintes par rapport au nouveau régime en Syrie, après le renversement de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) et député Gebran Bassil a commémoré, dans un message sur son compte X jeudi, les rafles du 7 août 2001, « plus qu’une journée, un parcours de lutte qui n’en finit plus, face à une classe politique qui craint la liberté d’expression ».Le chef du CPL fait référence aux importantes rafles menées par les troupes syriennes (qui occupaient encore à ce moment-là le Liban) et les forces de sécurité libanaises qui leur étaient affiliées, dans les rangs des comités estudiantins des opposants de l’époque, principalement les étudiants du CPL et des Forces libanaises. Des dizaines de jeunes avaient alors été détenus arbitrairement, certains durant des semaines, souvent torturés par leurs geôliers qui cherchaient à leur extorquer des aveux factices. Le 7 août 2001 est...