Cette photo prise en 1948 montre une vue de la ville dévastée d'Hiroshima au Japon, trois ans après le largage de la première bombe atomique sur une population. Photo d'archives, AFP
Un nombre record de pays et régions assisteront aux commémorations des 80 ans du largage de la bombe atomique sur Hiroshima, y compris l'allié de la Russie, le Bélarus, et pour la première fois des représentants palestiniens, ont déclaré des responsables japonais lundi. Le 6 août 1945, les États-Unis larguaient une bombe atomique sur la ville de Hiroshima, tuant environ 140 000 personnes. Trois jours plus tard, une bombe identique frappait Nagasaki, causant la mort d'environ 74 000 autres personnes.
Des représentants de 120 pays et régions, ainsi que de l'Union européenne, devraient assister à la cérémonie de Hiroshima mercredi, selon des responsables de la ville. Des États nucléaires majeurs tels que la Russie, la Chine et le Pakistan seront toutefois absents. Contrairement à son habitude, le Japon n'a pas « choisi ses invités » pour ces commémorations mais a « notifié » tous les pays et régions de la tenue de l'événement. Ainsi, la Palestine et Taïwan, que le Japon ne reconnaît pas officiellement en tant que pays, ont annoncé leur présence à cet événement pour la première fois.
Samedi, Nagasaki s'attend aussi un nombre record de pays présents à ses propres commémorations, avec notamment la Russie, qui doit y assister pour la première fois depuis son invasion de l'Ukraine en 2022. La décision de Nagasaki l'an passé d'exclure l'ambassadeur d'Israël des commémorations avait incité l'ambassadeur des États-Unis au Japon à boycotter la cérémonie. La ville avait alors expliqué que cette décision n'était « pas motivée politiquement » mais une précaution de sécurité contre d'éventuels troubles comme des manifestations liées au conflit au Moyen-Orient et notamment à Gaza.
Cette année, « nous voulions que les participants viennent et constatent directement la réalité de la catastrophe qu'une arme nucléaire peut engendrer », a déclaré un responsable de Nagasaki à l'AFP la semaine dernière. Le Japon avait annoncé sa reddition lors de la Seconde Guerre mondiale le 15 août 1945, quelques jours après ces deux bombardements.


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