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Barrack : Washington observe Chareh avant de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme


Barrack : Washington observe Chareh avant de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme

L’émissaire présidentiel américain Tom Barrack, à Beyrouth, le 22 juillet 2025. Photo L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine.

L’émissaire présidentiel américain Tom Barrack a affirmé jeudi, au cours d’une rencontre avec des journalistes au département d’État, que les États-Unis ne retireront pas la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme avant d’avoir observé les prochaines démarches du président syrien par intérim Ahmad el-Chareh, rapportent plusieurs médias locaux.

Cette déclaration intervient quelques semaines après que le président américain Donald Trump a signé un décret formalisant la levée des sanctions américaines contre Damas. Cette mesure, présentée comme une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays après la chute de Bachar el-Assad, avait été annoncée à Riyad le 13 mai. Le président américain avait alors déclaré vouloir « donner une chance de grandeur » aux nouvelles autorités syriennes. Le lendemain, il s’était entretenu avec Ahmad el-Chareh, président par intérim issu de la coalition rebelle dirigée par le groupe islamiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), qui avait renversé le régime en décembre dernier. Depuis, Washington a supprimé ou assoupli une grande partie de ses sanctions économiques pour permettre le retour de la Syrie dans le système financier international et encourager les investissements étrangers.

Tom Barrack a assuré qu’il avait « confiance dans la sincérité d’Ahmad el-Chareh », estimant que « ses objectifs pour la Syrie sont cohérents avec ceux des États-Unis et de leurs alliés ». Il a insisté sur l’importance de construire un État syrien « incluant toutes les composantes du pays » pour garantir la stabilité et la sécurité.

Concernant l’enquête sur le meurtre d’un citoyen américain à Soueida, M. Barrack a fait savoir que l’administration syrienne « coopère pleinement avec le FBI ». L’incident remonte à juillet, lorsqu’une exécution collective perpétrée en plein centre-ville de Soueida a été filmée puis diffusée en ligne par l’un de ses auteurs. Les faits se sont déroulés dans un contexte de tensions intercommunautaires opposant des tribus bédouines sunnites, appuyées par les forces gouvernementales, à des factions druzes. Un ressortissant américano-syrien figurait parmi les victimes identifiées.

S’agissant des relations entre la Syrie et Israël, l’émissaire américain a affirmé qu’aucun accord n’a été trouvé encore sur la nature de ces relations, tout en admettant que l’intervention israélienne en Syrie compliquait la situation. Début juillet, Damas s’était toutefois déclaré disposé à coopérer avec Washington pour revenir à l'accord de 1974 avec Israël. L’État hébreu mène depuis décembre 2024 des frappes en Syrie et a déployé des forces dans la zone tampon démilitarisée du Golan, en violation de cet accord, selon l'ONU. Damas n'a pas répliqué et a reconnu avoir conduit des pourparlers indirects avec Israël en vue de réduire les tensions.

L’émissaire présidentiel américain Tom Barrack a affirmé jeudi, au cours d’une rencontre avec des journalistes au département d’État, que les États-Unis ne retireront pas la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme avant d’avoir observé les prochaines démarches du président syrien par intérim Ahmad el-Chareh, rapportent plusieurs médias locaux.Cette déclaration intervient quelques semaines après que le président américain Donald Trump a signé un décret formalisant la levée des sanctions américaines contre Damas. Cette mesure, présentée comme une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays après la chute de Bachar el-Assad, avait été annoncée à Riyad le 13 mai. Le président américain avait alors déclaré vouloir « donner une chance de grandeur » aux nouvelles autorités...