Le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, reçu par Georges Abdallah, le 31 juillet 2025. Photo qui circule sur les réseaux sociaux
Une délégation du Hezbollah menée par le vice-président du Conseil politique du parti chiite, Mahmoud Comati, a rendu visite jeudi à Georges Abdallah, l'un des plus anciens détenus de France, libéré vendredi dernier après plus de 40 ans derrière les barreaux, à son domicile à Qobayat, dans le nord du Liban.
S'exprimant au nom de la délégation, M. Comati a souligné « la nécessité de la solidarité nationale face aux menaces pesant sur le Liban ». « La résistance au Liban regroupe toutes les composantes nationales qui croient à l’affrontement avec les ennemis du pays », a-t-il dit, ajoutant que « le parcours de la résistance est solide, constant, fort et continu, qu’il ne reculera pas et ne renoncera pas à la force du Liban ». « Nous sommes appelés à l'unité nationale face à l’ennemi sioniste et à faire du Liban un pays fort, loin du discours de mendicité et de la quête d’aide extérieure », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, Georges Abdallah a affirmé que « la résistance est le bouclier du Liban dans la construction d’un État pour tous les Libanais », appelant à « l’unité derrière l’armée libanaise ». « Nous ne sommes pas des amateurs d’armes, et ceux qui ont offert leurs meilleurs dirigeants en martyrs pour défendre les frontières du Liban sont la première pierre et les premiers garants de la dignité de la patrie », a-t-il poursuivi. « La résistance ne pliera pas, car nous ne sommes pas en position de faiblesse. Elle porte l’étendard de l’unité du Liban et de la force de son armée, capable de faire face à l’agression », a-t-il ajouté.
À son arrivée à Beyrouth, Georges Abdallah avait immédiatement lancé un appel à « poursuivre la lutte contre l’ennemi » et à soutenir la « résistance », en référence au Hezbollah et à ses alliés. Il avait été condamné dans les années 1980 à la prison à perpétuité pour complicité d'assassinat d'un diplomate américain et d'un diplomate israélien en France.



Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Entre assassins on se comprend et on se conforte comme on peut. Le portrait de Hassoun va lui apporter paix et sérénité, mais surtout une sécurité inébranlable. Ils n’ont pas l’air ridicule en allant rendre hommage à un criminel de leur trempe. Nous avons la preuve de leurs bonnes intentions passées et à venir.
13 h 06, le 01 août 2025