Une agence d'al-Qard al-Hassan dans la banlieue sud de Beyrouth après avoir été touchée par une frappe israélienne en octobre 2024. Photo AFP
Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a annoncé lundi l’imposition de sanctions contre l’association al-Qard al-Hassan (AQAH), considérée comme le bras financier du Hezbollah au Liban, selon le média saoudien al-Charq al-Awsat.
La Commission pour « l'application des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU » relevant du ministère koweïtien, a décidé lundi d’inscrire sur sa liste des entités sanctionnées le Hezbollah, l'association AQAH, ainsi que trois individus, parmi lesquels figure un Libanais, Adel Mansour, le dirigeant désigné d'AQAH, dont les avoirs ont été gelés. Les deux autres individus sanctionnés sont de nationalité somalienne et tunisienne.
Le gouvernement koweïtien a ainsi appelé toutes les entreprises et institutions financières résidant dans le pays du Golfe à mettre en œuvre ces mesures et à ne plus collaborer avec toute institution ou personne reliées au parti chiite.
Sanctions initiées en 2021
Au moins sept individus de nationalité libanaise sont désormais sanctionnés pour leur implication présumée dans un réseau de canaux financiers entre le Liban et le Koweït au service du Hezbollah. Les premiers d'entre eux ont été désignés par le Trésor américain (OFAC) pour de telles activités en septembre 2021.
Sous sanction du Trésor américain depuis 2007, l'association AQAH a été la cible le 14 juillet d'une circulaire de la Banque du Liban, formalisant l'interdiction d'interagir avec plusieurs entités proches de la formation pro-iranienne pour toutes les banques et institutions financières libanaises.
En novembre 2024, le Koweït avait arrêté 18 personnes sur son territoire pour des suspicions de liens économiques avec le parti chiite. Plus tôt cette année-là, en septembre, les États-Unis avaient annoncé la mise en place d'autres sanctions contre un réseau accusé de « contrefaçon de pétrole » entre le Koweït et le Liban au bénéfice de Haret Hreik.
Cette décision de la diplomatie koweïtienne s'inscrit dans une longue série d'actions menées ces derniers mois contre les systèmes économiques du Hezbollah au Liban et à l'international afin de compromettre toute reconstitution de sa manne financière.



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