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Dernières Infos - Irak

Des Irakiens manifestent contre les pénuries d'eau dans un pays frappé par la sécheresse


Un homme se couvre la tête avec une serviette à Sadr City, à l'est de Bagdad, lors d'une vague de chaleur extrême dans la capitale irakienne, le 23 juillet 2025. Photo AHMAD AL-RUBAYE/AFP

Des centaines d'Irakiens ont manifesté vendredi dans la province de Babylone (centre) pour dénoncer de graves pénuries d'eau, accentuées par la chaleur accablante de l'été, a rapporté un correspondant de l'AFP.

L'Irak, pays de 46 millions d'habitants, subit de plein fouet les effets du changement climatique, avec des températures en hausse, des sécheresses récurrentes et une baisse du débit de ses fleuves. Les autorités pointent également les barrages construits en amont, en Iran et en Turquie, qui ont fortement réduit le débit du Tigre et de l'Euphrate, deux fleuves millénaires essentiels à l'irrigation du pays.

Dans le village d'al-Majriyeh, près de la ville de Hilla, plus de 300 manifestants en colère ont exhorté le gouvernement à agir face à une crise de l'eau qui perdure, au lendemain de la dispersion d'un rassemblement similaire par les forces de l'ordre. « Nous sommes sans eau depuis 35 jours et elle se faisait déjà rare depuis des années », a déclaré Saadoun al-Chammari, 66 ans. « C'est notre droit fondamental, nous ne demandons rien de plus », a affirmé un autre manifestant, Kahtane Hussein, 35 ans. « Il n'y a plus d'eau, les canalisations sont à sec. »

Le ministère irakien des Ressources hydriques a qualifié l'année en cours de « l'une des plus sèches depuis 1933. » Il a indiqué que les réserves d'eau actuelles dans les barrages et réservoirs ne représentaient que 8% de leur capacité de stockage. Le ministère a prévenu que la baisse des ressources en eau et le « manque de coopération des pays en amont » menaçaient la sécurité hydrique de l'Irak. En mai, son porte-parole Khaled Chamal avait déclaré à l'AFP que les réserves d'eau du pays étaient à leur niveau le plus bas depuis 80 ans, en raison d'une saison des pluies particulièrement sèche.

Dans la province méridionale de Diwaniya, où plusieurs villages souffrent de pénuries d'eau depuis des années, des habitants ont également manifesté récemment pour réclamer une réponse urgente aux carences qui touchent à la fois l'eau potable et l'agriculture. Face à cette crise, de nombreux agriculteurs ont dû abandonner leurs terres, et les autorités ont drastiquement limité les cultures pour préserver les réserves d'eau destinées à la consommation.

Des centaines d'Irakiens ont manifesté vendredi dans la province de Babylone (centre) pour dénoncer de graves pénuries d'eau, accentuées par la chaleur accablante de l'été, a rapporté un correspondant de l'AFP.L'Irak, pays de 46 millions d'habitants, subit de plein fouet les effets du changement climatique, avec des températures en hausse, des sécheresses récurrentes et une baisse du débit de ses fleuves. Les autorités pointent également les barrages construits en amont, en Iran et en Turquie, qui ont fortement réduit le débit du Tigre et de l'Euphrate, deux fleuves millénaires essentiels à l'irrigation du pays.Dans le village d'al-Majriyeh, près de la ville de Hilla, plus de 300 manifestants en colère ont exhorté le gouvernement à agir face à une crise de l'eau qui perdure,...