L’entrée d’une école de l’Unrwa dans un camp palestinien au Liban. Photo João Sousa/L’Orient-Le Jour archives
La direction générale de l'Unrwa à Amman, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, a confirmé jeudi dans un communiqué le licenciement en juin dernier de quatre enseignants palestiniens de l'organisation au Liban. La déclaration cite comme raison de licenciement les « violations des principes humanitaires de l’Agence, ainsi que d’autres cas de mauvaise conduite professionnelle ».
Le 23 juin, quatre professeurs palestiniens officiant au Liban avaient été démis de leur fonction par l’Unrwa. Ils avaient été suspendus depuis novembre 2023, selon un média palestinien. La décision ferait suite à des publications sur les réseaux sociaux par les quatre professeurs, au sujet de la guerre en cours à Gaza, dont certaines en faveur du 7-Octobre et du Hamas.
« Les quatre employés ont pris connaissance des rapports de l’enquête et sont informés de ses conclusions. Les mesures prises le 23 juin sont conformes au cadre juridique de l’Unrwa et à sa politique de tolérance zéro envers toute violation de ses règlements et lois, quelle qu’en soit l’auteur », indique le communique ajoutant que des mesures disciplinaires avaient été prise après une enquête interne menée par le Bureau des services de contrôle interne du siège de l’Unrwa à Amman. « Tous les droits des employés ont été respectés, y compris leur droit de répondre aux accusations portées contre eux. », peut-on lire.
« Fournir une aide humanitaire aux civils de Gaza, défendre leur situation humanitaire tragique, et exprimer des sentiments d’appartenance nationale – y compris sur les réseaux sociaux – ne constitue pas une violation du cadre réglementaire de l’Unrwa. Toutefois, les employés des Nations Unies, y compris ceux de l’Unrwa, doivent le faire d’une manière conforme à leurs devoirs en tant que fonctionnaires onusiens, et en accord avec les politiques officielles de l’Organisation. », continue le communiqué.
L’Unrwa, dans le viseur de Washington et Tel-Aviv, s’est retrouvée au cœur d’une polémique depuis qu’Israël a accusé, au cours de la guerre à Gaza, des employés de l’agence d’être impliqués dans l’attaque meurtrière du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas en Israël. En septembre 2024, Fateh Charif Amine, enseignant, directeur d’école et président de l'Union des enseignants de l'Unrwa au Liban, qui était suspendu depuis six mois par l’agence, avait été tué dans une frappe israélienne. Il s'est avéré être le chef du Hamas au Liban.


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