Noor Alyacoubi, de Gaza : Ici, on nous dépouille de notre dignité humaine la plus fondamentale, notre intimité
Tout ce qui était autrefois privé est désormais public. Le deuil. Le chagrin. Et ce sont les femmes qui en souffrent le plus. À Gaza, les règles, l'allaitement sont aussi devenus des choses publiques.
Des femmes sont assises près de leurs galons vides en attendant une citerne d'eau près de leur camp de déplacés de fortune frappé la veille par un bombardement israélien, l'école Abou Helou dirigée par l'Unrwa dans le camp de réfugiés de Bureij, au centre de Gaza, le 17 juillet 2025. Eyad Baba/AFP
Noor Alyacoubi, 26 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherches, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre opposant le Hamas à l’État hébreu. Elle raconte à L’Orient-Le Jour les défis auxquels sont confrontées notamment les femmes dans un réduit où l'espace personnel est un concept obsolète.Il ne suffit pas de nous tuer. De nous affamer. De nous priver de notre droit à vivre en paix. À Gaza, on nous dépouille aussi de notre dignité humaine la plus fondamentale : notre intimité. Plus de 70 % de Gaza a été transformé en « zones rouges » par l'armée israélienne, déclarées interdites aux civils. Elles recouvrent nos villes, nos maisons, à Rafah, Khan Younès, Jabalia, al-Shuja'iya… Des quartiers entiers où autrefois nous vivions, riions, priions, ont disparu ou sont interdits d'accès....
Noor Alyacoubi, 26 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherches, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre opposant le Hamas à l’État hébreu. Elle raconte à L’Orient-Le Jour les défis auxquels sont confrontées notamment les femmes dans un réduit où l'espace personnel est un concept obsolète.Il ne suffit pas de nous tuer. De nous affamer. De nous priver de notre droit à vivre en paix. À Gaza, on nous dépouille aussi de notre dignité humaine la plus fondamentale : notre intimité. Plus de 70 % de Gaza a été transformé en « zones rouges » par l'armée israélienne, déclarées interdites aux civils. Elles recouvrent nos villes, nos maisons, à Rafah, Khan Younès, Jabalia, al-Shuja'iya… Des quartiers entiers où autrefois nous vivions, riions, priions, ont...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.