Un incendie provoqué par une installation électrique défaillante à Dekouéné, le 15 avril 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
Deux réunions distinctes, respectivement consacrées à la réglementation des générateurs électriques privés et à celle des panneaux solaires, ont été organisées mardi au ministère de l’Intérieur et des Municipalités, selon un communiqué officiel.
Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a présidé ces deux réunions. Le ministre de la Justice, Adel Nassar, ainsi que le ministre de l’Économie et du Commerce, Amr Bsat, et le représentant du ministère de l’Énergie et de l’Eau, Boutros Hadchiti, ont participé à la première réunion. La seconde a réuni le directeur général par intérim de l’Urbanisme, Ali Ramadan, la directrice générale par intérim des Affaires administratives communes, Racha Hourani, le représentant du ministère de l’Énergie, Boutros Hadchiti, ainsi que des officiers concernés des Forces de sécurité intérieure.
Aucune information n’a filtré sur les résultats de ces rencontres.
Les générateurs privés, en principe illégaux, sont tolérés depuis des années, les Libanais comptant largement sur eux pour compenser le déficit de production électrique du pays. Leurs tarifs sont réglementés par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, mais une part non négligeable d’entre eux ne respecte pas ces règles.
Par ailleurs, les installations individuelles de panneaux solaires ont explosé depuis la crise déclenchée en 2019, période durant laquelle les capacités déjà limitées d’Électricité du Liban (EDL) ont été presque réduites à néant, le fournisseur public ne pouvant plus compter sur les avances du Trésor pour financer ses achats de carburant. Nombre de ces installations ont été déployées de manière anarchique, présentant des risques pour la sécurité des bâtiments et des personnes alentour.


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