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Monde - États-Unis

Unrwa, Finul, antisémitisme : le programme de Mike Waltz pour devenir envoyé US à l'ONU

Colonel des forces spéciales, élu du Congrès, cette figure de proue de la droite trumpienne sur les affaires étrangères incarne une ligne dure.

Unrwa, Finul, antisémitisme : le programme de Mike Waltz pour devenir envoyé US à l'ONU

L'ancien conseiller à la sécurité et candidat de Donald Trump au poste d'ambassadeur à l'ONU, Michael Waltz, lors de son audition devant le Sénat, au Capitole, le 15 juillet 2025. Michael M. Santiago/Getty Images/AFP (Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Alors que les États-Unis s’engagent dans un second mandat de Donald Trump marqué par le retour à une politique étrangère de puissance, la désignation de Mike Waltz comme futur ambassadeur américain à l’ONU sonne comme une déclaration de guerre au statu quo diplomatique.

Colonel des forces spéciales, élu du Congrès, figure de proue de la droite trumpienne sur les affaires étrangères, M. Waltz incarne une ligne dure : tester l’ONU sur son efficacité réelle, recentrer ses missions et faire primer l’intérêt national américain sur toute logique multilatérale. Peu de figures au Congrès ont aussi bien préparé le terrain pour incarner la vision de Trump aux Nations unies. Mike Waltz, ancien conseiller à la lutte contre le terrorisme sous l’administration Bush, s’est imposé comme l’un des parlementaires les plus tranchants en matière de sécurité nationale, de confrontation avec l’Iran et de dénonciation des « compromissions onusiennes ».

Lors de son audition devant le Sénat, il a donné le ton : « L’ONU n’est plus l’instrument de paix qu’elle prétend être. C’est devenu un club d’autocrates subventionné par les démocraties. Nous devons la ramener à ses fondements : la paix, la responsabilité, l’efficacité. » Mike Waltz s’exprimait devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, alors que sa nomination au poste d’envoyé aux Nations unies doit encore être validée par les élus américains.

Son agenda est clair : rationalisation des agences, réduction de la bureaucratie onusienne, conditionnalité accrue de l’aide américaine et audit stratégique des missions de paix.

Le Liban et la Finul

Dans ce cadre, le Liban pourrait devenir le premier champ d’application de la doctrine Waltz. La mission de la Force intérimaire de l'ONU dans le sud du pays (Finul), déployée depuis 2006 en vertu de la résolution 1701, est accusée à Washington d’avoir échoué à empêcher la consolidation militaire du Hezbollah dans le sud. « La Finul observe, mais n’intervient pas. Elle cautionne, par inaction, la militarisation rampante du Sud-Liban », a déclaré Waltz sans ambages lors de son audition. Dans cette perspective, la mission onusienne au Liban pourrait devenir l’exemple paradigmatique d’une nouvelle politique américaine : moins de tolérance, plus de résultats.

La nomination de Waltz intervient alors que l’ONU traverse une crise profonde de son autorité. À Gaza, les appels à un cessez-le-feu sont étouffés par le veto américain. En Ukraine, les résolutions sont bloquées par Moscou. Sur Taïwan, les Ouïghours, ou le Soudan, Pékin verrouille les discussions. « Si le Conseil de sécurité ne peut ni prévenir les conflits ni sanctionner les agressions, à quoi sert-il ? » s’est interrogé Waltz. « Nous devons bloquer l'influence chinoise et nous y attaquer », a-t-il ajouté M. Waltz en parlant des réformes nécessaires à apporter à l’ONU, qu'il voit comme un espace de dialogue, adaptant le slogan du président américain en déclarant pouvoir « rendre aux Nations unies leur grandeur ».

« Antisémitisme omniprésent »

L’ancien responsable a également critiqué les Nations unies pour ce qu'il a décrit être un « antisémitisme omniprésent » et un parti pris contre Israël et les États-Unis, soulignant que l’Assemblée générale a, entre 2015 et 2023, adopté 154 résolutions contre Israël contre 71 contre d’autres pays.

Alors que les États-Unis étaient les seuls à avoir mis leur veto lors du dernier vote appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza au Conseil de sécurité, Mike Waltz a expliqué que le Hamas « devrait être dénoncé à chaque occasion », la proposition de résolution ne condamnant pas explicitement le mouvement islamiste.

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Allant encore plus loin concernant l'Agence pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Mike Waltz a soutenu devant les sénateurs américains qu'elle devait être non seulement « définancée » mais aussi complètement « démantelée ». « Nous devons avoir une conversation sur qui et comment prendre en charge ces rôles humanitaires, mais ce ne doit certainement pas être l’Unrwa », a-t-il affirmé. « Je comprends la crise humanitaire à Gaza », a déclaré M. Waltz mardi. « Mais je ne cesserai de le répéter : si le Hamas déposait les armes, s'il se rendait, s'il cessait de sacrifier son propre peuple, les combats cesseraient aujourd'hui. »

Répondant en outre à une question, M. Waltz a déclaré qu'il n'était pas au courant des informations selon lesquelles des colons israéliens auraient tué un Américain d'origine palestinienne âgé de 20 ans en Cisjordanie occupée. Saifullah Musallet, qui rendait visite à des parents près de Ramallah, a été tué la semaine dernière.

Alors que les États-Unis s’engagent dans un second mandat de Donald Trump marqué par le retour à une politique étrangère de puissance, la désignation de Mike Waltz comme futur ambassadeur américain à l’ONU sonne comme une déclaration de guerre au statu quo diplomatique.Colonel des forces spéciales, élu du Congrès, figure de proue de la droite trumpienne sur les affaires étrangères, M. Waltz incarne une ligne dure : tester l’ONU sur son efficacité réelle, recentrer ses missions et faire primer l’intérêt national américain sur toute logique multilatérale. Peu de figures au Congrès ont aussi bien préparé le terrain pour incarner la vision de Trump aux Nations unies. Mike Waltz, ancien conseiller à la lutte contre le terrorisme sous l’administration Bush, s’est imposé comme l’un des parlementaires les...
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