Le président libanais Joseph Aoun. Photo ANI
Le président de la République Joseph Aoun a « fermement condamné les agressions israéliennes répétées sur le territoire syrien, qui ont atteint aujourd’hui (mercredi) la capitale Damas et ses bâtiments gouvernementaux », estimant que ces frappes « constituent une nette violation de la souveraineté d’un pays arabe, du droit international et de la Charte des Nations unies ».
« Ces agressions continues sont une menace pour la sécurité et la stabilité de toute la région, qu’elles exposent à des tensions grandissantes », affirme le chef de l'État libanais dans un communiqué, dans lequel il exprime « la solidarité de tout le Liban avec la Syrie, peuple et autorités ».
L’armée israélienne a mené des frappes contre les forces gouvernementales syriennes en marge du conflit entre celles-ci et la population druze de Soueida, dans le sud de la Syrie, afin de « protéger la population druze », selon des officiels israéliens. Mercredi, les bombardements israéliens ont atteint les environs du palais présidentiel et le ministère de la Défense à Damas. Les frappes israéliennes sont aussi quasiment quotidiennes au Liban, notamment au Liban-Sud et dans la Békaa.
M. Aoun avait, à une autre occasion, exprimé le soutien du Liban à l’unité de la Syrie, sa paix civile et la sécurité de son territoire et de sa population, dans toute sa diversité.
Communiqué de Salam
Le Premier ministre Nawaf Salam a également dénoncé « les frappes israéliennes sur Damas, notamment sur le siège du ministère de la Défense et dans les environs du palais présidentiel ». Dans un communiqué, il a estimé qu’il s’agissait là « d’une violation nette de la souveraineté syrienne et des règles les plus élémentaires du droit international ».
Et d’ajouter : « On ne peut accepter le principe de la violation de la souveraineté, ni des messages par le biais de la force du feu. La communauté internationale doit assumer ses responsabilités et mettre fin à ces agressions. »


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