À l’école, et jusqu’aujourd’hui encore, les enfants apprennent à manipuler les nombres entiers jusqu’au milliard. Mais très bientôt, ils découvriront les billions, les trillions, voire les quatrillions…
Et comme par hasard, les morts victimes des guerres, conflits et innombrables trafics de tous genres… Ceux victimes de racisme… Bref, le nombre de morts, cible de la folie des hommes, s’intensifie. Lentement ?
Loin s’en faut. Mais sûrement en tout cas.
Milliardaires et millions de morts augmentent en parallèle, de front.
Le lien entre le surcroît des milliardaires et celui des morts causées par les guerres est clair… Car il va de soi que les conflits armés nourrissent et ravitaillent, entre autres, les industries de l’armement.
Certaines grandes fortunes, notamment celles liées au secteur de la défense, se sont construites ou accrues grâce aux affrontements armés. Enregistrant des bénéfices records en période de guerre, ces entreprises enrichissent, du coup, leurs actionnaires déjà milliardaires, tandis que leurs innombrables armements tuent à grande échelle.
Pour ne donner qu’un exemple, les deux plus grandes sociétés américaines de combustibles fossiles ont réalisé des bénéfices records en 2022, suite à l’invasion russe de l’Ukraine. Sachant que ces combustibles financent la guerre, mais font aussi fonctionner la fabrication des armes.
Aujourd’hui, à l’heure des multiples conflits auxquels nous assistons, nous en sommes encore à la phase de dévastation destructrice.
À ce stade, les guerres engendrent une inflation importante et durable qui profite, une fois de plus, aux richissimes. Ceux-ci ayant généralement une plus grande capacité à absorber l’augmentation des prix.
Mais encore, durant cette vague de violence destructrice, les belligérants « s’évertuent » à décréter des trêves et autres cessez-le-feu qui s’enchaînent et se succèdent à une cadence effrénée…
La durée des trêves bat, à ce jour, des records dans le temps : une quinzaine de jours, voire une semaine et tout récemment deux à trois jours !
Même les cessez-le-feu impliquant un arrêt des combats, avec retrait des armes lourdes, ne sont pas respectés. C’est dire.
Trêves et/ou cessez-le-feu sonnent creux… Ils sont inopérants, stériles. Et du jour au lendemain, on n’en parle même plus. Jusqu’au prochain round…
Mais les négociations – c’est un grand mot – sont souvent infructueuses sachant que chaque partie campe sur ses positions.
Ces « pauses » virtuelles font gagner du temps aux adversaires qui s’en donnent à cœur joie, en déversant leur gigantesque artillerie sur le pays ou la région qu’ils veulent s’approprier ou reconquérir.
Sans aller très loin, les demandes de cessez-le-feu « total et inconditionnel » inspirent dédain et surenchère.
Face à cette brutale fin de non-recevoir, les institutions internationales se rabattent sur les sanctions.
Un exemple qui en dit long : la Russie a tout récemment fait l’objet d’un dix-huitième paquet de sanctions ( !) censé accentuer la pression sur le Kremlin.
Ces mesures coercitives sont supposées modifier le comportement des protagonistes. Mais elles ont un caractère essentiellement préventif, allant des interdictions de commerce à des restrictions financières. À ce jour, elles ne pèsent plus trop dans la balance. C’est un outil diplomatique. Point barre.
Mais la diplomatie a-t-elle encore sa place dans les guerres contemporaines ? En effet, les pays sanctionnés trouvent toujours les moyens de contourner les mesures répressives. En tout état de cause, celles-ci n’ont jamais pu arrêter une guerre.
Mais comment arrêter une guerre aujourd’hui ?
Des milliards de dollars sont consacrés à la fabrication d’avions furtifs échappant aux radars et permettant des incursions profondes en territoire ennemi. Et quid des drones de plus en plus sophistiqués et des missiles hypersoniques se déplaçant à des vitesses tellement élevées qu’ils sont difficiles à intercepter ?
Pendant ce temps, on ne compte plus les morts tandis que les « négociateurs » se déplacent avec leurs pourparlers d’un pays à l’autre… Et rebelote.
Quant aux milliardaires, d’aucuns financent les fameux think tanks qui soutiennent fréquemment des politiques militaires agressives.
Guerres qui s’éternisent et destructions de plus en plus dévastatrices. Voilà où nous en sommes.
À supposer qu’une guerre cesse – toute chose ayant une fin – les répercussions perdurent et des tensions politiques s’installent…
En fait la guerre engendre un cycle infernal au bout duquel des profits sont toujours générés à tous les stades du conflit.
Alors, pourrions-nous conclure que la guerre serait bonne pour le business ? Et aller même jusqu’à dire que la paix ne convient pas aux affaires ?
Pouvoir et argent sont les maîtres mots.
Tout le reste ne serait que justifications pour monter les humains les uns contre les autres et innocenter l’insoutenable.
Ceux qui veulent dominer le monde ont un seul recours : l’inconscience.
Le « système America » vous connaissez ? La société américaine est éprise de liberté essentiellement individuelle. La justice sociale joue un rôle secondaire. Le symbole des États-Unis est bien la statue de la Liberté et non la justice. Ce qui explique, par exemple, entre autres, l’indéracinable (et déplorable) adhésion des étasuniens au libre port d’armes à feu.
L’esprit de conquête, partie inhérente au système, donne la part belle à l’appropriation et la colonisation de territoires, comme ce fut le cas lors de la « conquête de l’Ouest ».
Aujourd’hui, plus que jamais, Donald Trump impose une liberté d’agir dans tous les domaines. Pour lui tout s’achète, entre autres… la paix. Le président américain veut se débarrasser de la guerre… en gagnant ( ? !) À cette fin, il fait des concessions territoriales à la Russie qui accepterait par ce biais la paix et laisserait les mains libres aux États-Unis en Ukraine.
Monsieur Trump propose aux Ukrainiens un plan économique à long terme de 500 milliards de dollars, permettant à leur pays de sortir de la guerre. Avec ce plan, les États-Unis colonisent l’Ukraine en prenant en contrepartie le contrôle de l’exploitation des importants gisements de « terres rares » du pays.
Dans les affaires internationales, la paix n’est autre qu’une période de duperie entre deux périodes de combats.
Cerise sur le gâteau : l’entrée en guerre d’Israël contre l’Iran ! Gaza, Cisjordanie, Liban, Yémen, Iran…
La guerre des Six-Jours n’est plus qu’un lointain souvenir…
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