Le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, a présidé la première réunion des membres de la Commission nationale libanaise pour l’Unesco dans son bureau de la Bibliothèque nationale de Sanayeh. Photo DR
Dans les murs de la Bibliothèque nationale de Sanayeh, le ministre de la Culture Ghassan Salamé a présidé la première réunion de la nouvelle Commission nationale libanaise pour l’Unesco, qu’il a lui-même récemment reformée. Un rendez-vous placé sous le signe de la relance culturelle et de la valorisation du rôle économique de la culture dans un Liban en proie à une crise multiforme.
Autour de la table, plusieurs hauts responsables du paysage institutionnel libanais : Ali al-Samad, directeur général du ministère de la Culture ;
Sarkis al-Khoury, directeur de la Direction générale des antiquités ; Hicham Cheaib, en charge des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères ; et Chadi Abdallah, secrétaire général du Conseil national de la recherche scientifique. À cette occasion, Amira Solh a été nommée secrétaire générale de la Commission, tandis que l’avocat Ziad Baydoun en devient le trésorier.
Dans son allocution inaugurale, Ghassan Salamé a salué une composition « fondée sur une représentation équilibrée des champs éducatifs, culturels et scientifiques », avant d’appeler à un travail collaboratif étroit avec le ministère de tutelle. « Malgré les ressources limitées, nous avons le devoir de faire la différence », a-t-il insisté, évoquant la culture comme levier stratégique dans le contexte de crise nationale.
Le ministre a également souligné le rôle crucial que joue l’emploi culturel dans l’économie du pays, affirmant que les industries culturelles « surpassent toutes les autres en matière de vitalité économique ». Il a rappelé avoir personnellement contribué à la rédaction de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, actuellement en cours d’adoption par le Parlement libanais.
Souhaitant inscrire cette dynamique dans une vision inclusive, Ghassan Salamé a encouragé la Commission à travailler sur un plan d’action axé sur l’attraction et la rétention des talents, ainsi qu’une décentralisation effective des activités culturelles pour garantir un développement équilibré sur l’ensemble du territoire.
Il a par ailleurs annoncé la tenue, en décembre prochain, d’une grande conférence rassemblant les différents acteurs du secteur culturel. Objectif : dresser un état des lieux précis des besoins de chaque filière et élaborer une feuille de route concrète pour l’avenir.
La réunion s’est conclue par l’élection des membres du bureau exécutif. Par consensus, Nada Moghaizel Nasr a été désignée présidente, aux côtés de Adnan al-Amin (premier vice-président) et Chadi Hamadeh (second vice-président). Ziad Baydoun, Walid Musallam, Lama Qabrisli et Nada Boulos complètent la composition du bureau.


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