Le général de brigade Riad Hamdou Chéhadé. Photo prise de l'agence de presse syrienne SANA/Syrian Arab News Agency
Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé mardi « l’arrestation du général de brigade Riad Hamdou Chéhadé, qui a occupé plusieurs postes au sein de la direction de la sécurité politique sous l’ancien régime (el-Assad) ». Le détenu a été déféré aux autorités judiciaires compétentes qui prendront les mesures juridiques nécessaires, selon les informations communiquées par le ministère.
Cette arrestation a été menée par la direction de la sécurité intérieure de la région syrienne de Tell Kalakh (Homs). Le ministère a précisé que ce général de brigade « était impliqué dans des crimes de guerre contre le peuple syrien, dont la liquidation de centaines de rebelles, y compris des femmes, en plus d’avoir entrepris des arrestations arbitraires ». Et d'ajouter : « (M. Chéhadé) avait occupé plusieurs postes au sein de la sécurité politique sous le régime de Bachar el-Assad, dans un certain nombre de gouvernorats syriens, son dernier poste étant chef de la branche de la sécurité politique à Damas. »
La guerre civile en Syrie avait commencé par des manifestations anti-régime, qui ont été lourdement réprimées. Le régime Assad arrêtait par milliers ses opposants présumés, souvent arbitrairement. Ces opposants étaient incarcérés dans les prisons du régime, connues pour leur pratique de la torture et les conditions inhumaines de détention, notamment dans la plus funeste d'entre toutes, Saydnaya, rebaptisée l' « abattoir humain ».
Lancée le 27 novembre 2024 depuis Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, une offensive sans précédent menée par des rebelles islamistes a entraîné, le 8 décembre, la chute du régime de Bachar el-Assad qui marque la fin d’un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial. Près de 300 personnes parmi les fidèles de l'ancien régime ont été arrêtées dans les jours qui ont suivi la prise au pouvoir des nouvelles autorités syriennes, dans le cadre d'une campagne de capture « des informateurs des anciens services de sécurité du régime, des hommes armés fidèles au régime et pro-iraniens, des militaires et des officiers de grades inférieurs, dont il est avéré qu'ils ont commis des meurtres et des actes de torture », avait précisé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.



Sympa les habits de bagnards LOL. Si un jour (et j’ai bon espoir) son maitre était livré à la justice de son pays il ne devrait pas être exécuté mai passer le restant de ses jours à Sednaya au pain sec et à l’eau.
17 h 23, le 08 juillet 2025