Aïda Irani Dahan signant son ouvrage à Montréal. Photo DR
Libanaise née à Araya, au cœur d’une colline boisée, Aïda Irani Dahan vient de publier au Canada son premier livre. Dans son autobiographie Du Levant au couchant, elle raconte la vie paisible au village, l’amour de ses parents, la vie de famille avec sa sœur et ses deux frères, l’école, les amitiés, les balades, jusqu’au jour où le 13 avril 1975 la guerre éclate au Liban. L’adolescente de 15 ans est plongée dans ce conflit sanglant, la localité de Araya étant prise dans l’engrenage de la guerre. Avec les siens et les habitants, elle participe à la défense du village.
Ce livre de 300 pages est écrit dans un style coulant agrémenté de pointes d’humour, et d’anecdotes. Si le récit accroche en premier les gens qui connaissent l’auteure, sa famille, la localité et le pays du Cèdre, il présente bien au-delà un intérêt majeur en tant que témoin d’une tranche de la vie du Liban, comme un devoir de mémoire.
Le livre commence par le portrait de ses deux grands-mères et se poursuit à travers les étapes de sa vie jusqu’à l’âge de trente ans, ponctué de multiples détails décrivant des jours heureux et d’autres difficiles et poignants.
En 1990, Aïda et son mari Raouf Dahan décident d’émigrer au Canada et s’installent à Montréal où ils résident toujours entourés de leurs enfants et petits-enfants.
Le lancement du livre a eu lieu récemment à l’école Villa Sainte-Marcelline, où cette détentrice d’une licence en littérature française a enseigné durant de longues années. L’auteure compte poursuivre son récit dans un second tome où elle racontera sa vie à Montréal et les multiples défis de l’émigration.
Et surtout, elle envisage de venir au Liban à l’automne afin de présenter son ouvrage aux siens.
Nelly HÉLOU


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