Le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar. Photo ANI
Le ministre de la Justice, Adel Nassar, a insisté vendredi sur la nécessité de « connaître le sort de tous les Libanais disparus en Syrie » et de respecter « le droit des familles à connaître le sort de leurs proches et l’endroit où ils se trouvent ».
Lors d’une rencontre avec une délégation de l’Institution indépendante des Nations unies pour les personnes disparues en Syrie (IIMP), M. Nassar a évoqué une « étroite coopération » avec l’instance. La réunion s’est déroulée en présence de la cheffe de l’IIMP, Karla Quintana, (Mexique), de la responsable du dossier syrien au Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Anne Massaggi, de l’activiste Habib Nassar et de la conseillère du ministre, Lara Saadé.
En 2023, et malgré l'opposition du régime de Bachar el-Assad, l'Assemblée générale de l'ONU avait créé une « institution indépendante » pour « clarifier » le sort des milliers de personnes disparues en Syrie depuis 12 ans, victimes de la répression ou enlevées par des factions en lutte contre le régime, répondant ainsi aux demandes des familles et des défenseurs des droits humains.
Selon les groupes de défense des droits de l'homme, on estime à 136 000 le nombre de personnes qui étaient détenues dans les prisons d’Assad. Plus de 100 000 Syriens auraient été portés disparus au cours des 13 années d’insurrection dans le pays et nombre d’entre eux dans ces prisons, un sort partagé par environ 700 Libanais, enlevés pendant les trois décennies de présence militaire syrienne au Liban, souvent en raison de leurs opinions politiques. Après la chute du régime Assad en décembre 2024 et l'ouverture des geôles syriennes, de nombreuses familles libanaises avaient espéré pouvoir retrouver des proches. Seule une douzaine d'entre eux a pu rentrer chez elle après avoir survécu à l'enfer carcéral syrien.



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