Le président français Emmanuel Macron (au centre) boit un verre d’alcool lors d’une visite d’une journée à Roquefort-sur-Soulzon, dans le sud de la France, le 3 juillet 2025, à l’occasion du centenaire de l’appellation d’origine protégée (AOP) du fromage bleu de brebis Roquefort. Photo AFP/ Valentine Chapuis.
Emmanuel Macron a défendu jeudi un accord commercial « le plus vite possible » entre l'UE et les États-Unis, avec des droits de douane « les plus bas possibles », en marge d'un déplacement dans l'Aveyron.
« Pour moi le bon accord, c'est l'accord qui est conclu le plus vite possible avec les tarifs les plus bas possible et qui doit être juste et ferme », a déclaré le président français, à six jours de la date butoir fixée par Donald Trump.
Alors que le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, est en déplacement à Washington pour tenter de conclure un accord au nom des 27 Etats membres de l'UE, M. Macron a dit d'abord espérer « l'accord le plus ambitieux », c'est à dire « zéro pour zéro » pourcent de droits de douane. Car « nous, on pense que ce ne sont pas des tarifs qu'il faut avoir entre les États-Unis et l'Europe, mais un marché ouvert où les produits peuvent circuler ».
Mais pour l'heure « c'est 10% qui s'applique » et « ce qui pèse sur nous, c'est potentiellement 25 ou davantage », a observé le président, qui se rendait au chevet des producteurs de roquefort, qui pourraient être durement frappés par une telle augmentation.
Dans le cadre des négociations en cours, dont l'échéance a été fixée au 9 juillet par Donald Trump, M. Macron souhaite « obtenir ce qui est le minimum aujourd'hui pour les Américains », à savoir « 10% pour 10% » de droits de douane. Et que « le 0% de tarif qui préexistait » sur certains secteurs comme « l'aéronautique », « on puisse l'avoir » aussi, a-t-il ajouté.
Le président français a également plaidé pour que soient « valorisés » dans la discussion « les efforts de défense » que compte mener l'UE, ou encore le fait que les 27 « vont être des acheteurs » de « gaz liquéfié » américain afin de réduire leur dépendance à la Russie.
M. Macron donne sa position après que le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé jeudi l'UE à trouver un accord « rapide et simple » avec les États-Unis, privilégiant certaines « industries clés ».
« Il faut maintenant obtenir rapidement un résultat avec les États-Unis afin que nos entreprises soient soulagées des droits de douane beaucoup trop élevés qu'elles doivent actuellement payer lorsqu'elles exportent vers les États-Unis », a dit M. Merz dans un discours devant une fédération de banques allemandes.
Emmanuel Macron a défendu jeudi un accord commercial « le plus vite possible » entre l'UE et les États-Unis, avec des droits de douane « les plus bas possibles », en marge d'un déplacement dans l'Aveyron.
« Pour moi le bon accord, c'est l'accord qui est conclu le plus vite possible avec les tarifs les plus bas possible et qui doit être juste et ferme », a déclaré le président français, à six jours de la date butoir fixée par Donald Trump.
Alors que le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, est en déplacement à Washington pour tenter de conclure un accord au nom des 27 Etats membres de l'UE, M. Macron a dit d'abord espérer « l'accord le plus ambitieux », c'est à dire « zéro pour zéro » pourcent de droits de...


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