Le président français Emmanuel Macron à l’Hôtel national des Invalides, à Paris, le 18 octobre 2022. Photo d'archives Mohammed Badra/Pool/AFP
Dans un message publié dimanche soir sur son compte X, le président français Emmanuel Macron a affirmé s'être entretenu ce samedi par téléphone avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, pour « réitérer plusieurs demandes clés de la France », dont « la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux ressortissants français détenus en Iran » et « la nécessité d’assurer la sécurité des Français et de leurs représentations diplomatiques sur le sol iranien ».
Emmanuel Macron a également appelé l'Iran à respecter « le cessez-le-feu régional » conclu avec Israël en début de semaine, « dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient ».
Il a en outre « appelé Téhéran à revenir à la table des négociations sur les questions balistiques et nucléaires, en soulignant l’importance de maintenir le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de permettre la reprise rapide des inspections de l’AIEA afin de garantir la transparence du programme nucléaire iranien ». « Je continuerai d’œuvrer dans les tout prochains jours à l’atteinte de ces objectifs », a encore assuré le président français.
L'Iran a exprimé de « sérieux doutes » dimanche sur les intentions d'Israël de respecter le cessez-le-feu entré en vigueur le 24 juin, après 12 jours d'une guerre sans précédent entre les deux pays ennemis.
Israël a ouvert le 13 juin les hostilités en bombardant l'Iran et en tuant ses principaux responsables militaires et des scientifiques liés à son programme nucléaire.
Les Etats-Unis, qui se sont joints à l'offensive de leur allié israélien, ont bombardé trois sites nucléaires dans la nuit du 21 au 22 juin.
Une frappe israélienne le 23 juin contre la prison d'Evine à Téhéran a fait 71 morts, selon un bilan dimanche du pouvoir judiciaire iranien. Mais les détenus français « n'auraient pas été touchés », selon le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.
Israël affirme vouloir empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. Le pouvoir iranien nie que ce soit son objectif mais revendique toutefois un droit « légitime » au nucléaire civil pour la production d'énergie.


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