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Société - Liban-Nord

Un agent des FSI tué dans un raid sécuritaire à Tripoli, un fugitif arrêté

Le ministre de l'Intérieur, Ahmed Hajjar, salue « le martyr du héros tombé en accomplissant son devoir ».

Un agent des FSI tué dans un raid sécuritaire à Tripoli, un fugitif arrêté

Des membres des Forces de sécurité intérieure (FSI) au cours d'une opération visant à arrêter un fugitif, le 28 juin 2025 à Tripoli. Photo obtenue par notre correspondant Michel Hallak

La ville de Tripoli, au Liban-Nord, a été secouée samedi matin par de violents affrontements entre une unité spéciale des Forces de sécurité intérieure (FSI) relevant de la police judiciaire et un fugitif, identifié par ses initiales N.R., Libanais, né en 1964, qui fait l’objet de quatre mandats d’arrêt pour meurtre, tentative de meurtre et usage illégal d’armes à feu. Le bilan du raid est lourd : un lieutenant de la police judiciaire a été tué et trois autres ont été blessés.

Le suspect s’était retranché dans un appartement de la rue el-Me'atein, dans un quartier densément peuplé de Tripoli, avec plusieurs individus également recherchés. « Lorsque la force spéciale de la police judiciaire a fait irruption dans l’appartement, l’homme recherché a ouvert le feu et lancé cinq grenades à main dans sa direction », selon un communiqué des FSI.

Pour mémoire

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L'opération a donné lieu à des échanges de tirs nourris, au cours desquels un agent de police a été touché, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital, et trois officiers ont été blessés. Dans son communiqué, la direction générale des FSI a déploré la mort du lieutenant Elias Bahjat Taouk, né en 1986 à Bécharré. La victime était mariée, père de deux enfants, et a été promue à titre posthume au grade de premier lieutenant. Le ministre de l’Intérieur, Ahmed Hajjar, a tôt fait de réagir, saluant « le martyr tombé en héros de la nation alors qu’il accomplissait son devoir et protégeait la population ».

Après près de deux heures d’affrontements, les FSI ont réussi à appréhender l'individu recherché ainsi que trois autres personnes, qui ont fini par se rendre. Toutes les personnes interpellées ont été transférées au commissariat pour une garde à vue.

La famille du fugitif s'indigne 

La famille du fugitif a publié un communiqué, disant « désavouer totalement l’acte criminel commis par N.R » et affirmant « son attachement à la loi, l’État et les institutions ». « Nous, la famille de l'homme recherché N. R., condamnons dans les termes les plus forts l'acte dangereux que notre frère a commis aujourd'hui au cours d'une mission de sécurité visant à l'arrêter, sur fond de différends antérieurs que nous nous sommes efforcés, en tant que famille, de régler par des cadres juridiques et des moyens pacifiques », a-t-elle souligné.

« Lors de la mission, N.R. a unilatéralement eu un comportement condamnable et inacceptable en résistant aux forces de sécurité et en tirant sur les membres de la patrouille, ce qui a conduit - avec beaucoup de tristesse et de regret - au martyre d'un des membres héroïques du personnel de sécurité et à la blessure d'autres personnes », a ajouté le communiqué.

Aoun et Salam saluent les efforts de la victime

Réagissant à cet incident, le président Joseph Aoun a salué sur son compte X les efforts entrepris par les FSI « pour maintenir la sécurité dans le pays, réduire la criminalité, lutter contre la contrebande et tout ce qui constitue une menace pour la sécurité des citoyens ». Il a souligné qu'« il n'y aura aucune tolérance pour ceux qui violent la loi et sont recherchés par la justice ». Il a aussi salué le travail de la victime et présenté ses condoléances au ministre de l'Intérieur et au directeur général des FSI.

De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a estimé que la victime « a donné sa vie pour sauvegarder la sécurité et la stabilité du Liban ». « C'est le martyr de Bécharré, de Tripoli et de la nation », a-t-il déploré.

Pour sa part, le Parti socialiste progressiste a salué « les sacrifices des agents des Forces de sécurité intérieure et loué leurs efforts pour protéger la patrie et les citoyens ».

L’opération des FSI s’inscrit dans une campagne sécuritaire plus large visant à traquer les criminels recherchés dans la région nord du pays.

La ville de Tripoli, au Liban-Nord, a été secouée samedi matin par de violents affrontements entre une unité spéciale des Forces de sécurité intérieure (FSI) relevant de la police judiciaire et un fugitif, identifié par ses initiales N.R., Libanais, né en 1964, qui fait l’objet de quatre mandats d’arrêt pour meurtre, tentative de meurtre et usage illégal d’armes à feu. Le bilan du raid est lourd : un lieutenant de la police judiciaire a été tué et trois autres ont été blessés.Le suspect s’était retranché dans un appartement de la rue el-Me'atein, dans un quartier densément peuplé de Tripoli, avec plusieurs individus également recherchés. « Lorsque la force spéciale de la police judiciaire a fait irruption dans l’appartement, l’homme recherché a ouvert le feu et lancé cinq grenades à main dans sa...
commentaires (2)

La justice s'applique seulement a Tripoli et au Nord. Parce que Dahieh, c'est le Lichtenstein. Il n y a que des citoyens honetes.

..... No comment

08 h 52, le 29 juin 2025

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Commentaires (2)

  • La justice s'applique seulement a Tripoli et au Nord. Parce que Dahieh, c'est le Lichtenstein. Il n y a que des citoyens honetes.

    ..... No comment

    08 h 52, le 29 juin 2025

  • Et pendant ce temps á quelques km de lá le captagon passe la frontière.

    Moi

    13 h 02, le 28 juin 2025

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