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Enquête sur les explosions au port de Beyrouth : l'interrogatoire du député Ghazi Zeaïter reporté au 4 juillet

Le 4 août 2025 marquera le cinquième anniversaire de la double explosion meurtrière du port de Beyrouth.

Enquête sur les explosions au port de Beyrouth : l'interrogatoire du député Ghazi Zeaïter reporté au 4 juillet

Vue sur les silos détruits du port de Beyrouth et la skyline de la capitale libanaise, le 25 juin 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Le juge d'instruction près la Cour de justice chargé de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, Tarek Bitar, a reporté vendredi au 4 juillet l’interrogatoire de Ghazi Zeaiter, député du mouvement chiite Amal et ancien ministre, en tant que mis en cause dans le dossier.

Lors de l'audience au cours de laquelle il était censé être interrogé, M. Zeaïter était représenté par son avocat, Me Samer el-Hajj, qui a été informé que le juge Bitar n'a pas encore reçu l’avis du parquet de cassation concernant les exceptions de procédure qu'il lui avait soulevées depuis quatre ans. Le 29 octobre 2021, M. el-Hajj avait en effet invoqué l'incompétence du juge Bitar, arguant que la poursuite de son client relève de la responsabilité de la Haute Cour chargée de poursuivre les présidents et ministres.

Le 4 août 2020, l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’histoire a dévasté une grande partie de la capitale libanaise, faisant plus de 220 morts et plus de 6 500 blessés. Cette déflagration a été causée par un incendie dans un entrepôt du port où étaient stockées sans précaution des tonnes de nitrate d’ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hautes autorités, accusées de négligence.

M. Zeaïter était ministre des Transports et des Travaux publics en 2014 au moment du déchargement du nitrate d'ammonium dans le port. Une enquête a été ouverte, mais le juge Bitar avait dû suspendre ses investigations en janvier 2023, face à l’hostilité d’une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah, ainsi qu’à une série de poursuites judiciaires dirigées contre lui. Il a repris son enquête début 2025 et a déjà interrogé plusieurs anciens responsables, dont l’ancien Premier ministre Hassane Diab et l’ancien ministre de l’Intérieur Nohad Machnouk.

Le 13 juin, l'avocat avait fait observer, lors d'une audience, que le juge Bitar n'a pas encore statué sur les exceptions de procédure, alors que le magistrat ne peut trancher qu'après avoir recueilli l'avis du parquet, lequel ne lui était pas arrivé, ce qui a valu un report jusqu'à vendredi. L'avis du parquet n'était toujours pas parvenu au juge d'instruction vendredi, ce qui a causé un nouveau report jusqu'au 4 juillet.

Lors de l'audience du 13 juin, Me el-Hajj avait par ailleurs soumis au juge Bitar une attestation de présentation, la veille, d' une action en responsabilité de l'État contre ses actes et décisions. Il lui avait également présenté un mémoire dans lequel il affirme que M. Zeaïter est député et que le Parlement est en session extraordinaire, ce qui implique qu'il est protégé par son immunité parlementaire.

Le juge d'instruction près la Cour de justice chargé de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, Tarek Bitar, a reporté vendredi au 4 juillet l’interrogatoire de Ghazi Zeaiter, député du mouvement chiite Amal et ancien ministre, en tant que mis en cause dans le dossier.Lors de l'audience au cours de laquelle il était censé être interrogé, M. Zeaïter était représenté par son avocat, Me Samer el-Hajj, qui a été informé que le juge Bitar n'a pas encore reçu l’avis du parquet de cassation concernant les exceptions de procédure qu'il lui avait soulevées depuis quatre ans. Le 29 octobre 2021, M. el-Hajj avait en effet invoqué l'incompétence du juge Bitar, arguant que la poursuite de son client relève de la responsabilité de la Haute Cour chargée de poursuivre les...