Le président de la République Joseph Aoun s'entretient avec le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal, le vendredi 27 juin 2025. Photo publiée sur le compte X de la présidence libanaise.
Le président de la République, Joseph Aoun, s'est entretenu successivement vendredi avec le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal, puis le Premier ministre, Nawaf Salam, rapporte le compte X de la présidence libanaise.
M. Salam « a informé le chef de l'État des résultats de sa visite au Qatar et des rencontres qu’il a eues avec l’émir, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, ainsi qu’avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani », selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Le chef du gouvernement était en visite diplomatique en début de semaine au Qatar, où il a évoqué le dossier des réformes demandées par le Fonds monétaire international (FMI), le soutien du Qatar au redressement du système financier libanais, ainsi que le dossier de l'énergie.
Le commandant en chef de l'armée a, quant à lui, informé le président Aoun « des développements sécuritaires, ainsi que des mesures prises par l’armée pour préserver la sécurité et la stabilité dans le pays », rapporte la présidence. Tandis qu'une intervention du Hezbollah dans la guerre entre l'Iran et Israël était devenue probable dimanche dernier, suite aux frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, le général Haykal s'était entretenu avec M. Salam « afin de coordonner les efforts et de prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour maintenir la stabilité et sauvegarder la sécurité nationale dans cette phase délicate ».
Un cessez-le-feu est entré en vigueur mardi 24 juin entre l'Iran et Israël, sous la houlette américaine, après douze jours de guerre à haute intensité, sans que le Hezbollah ne soit finalement intervenu. Le parti chiite a été grandement affaibli sur le plan militaire suite à la dernière guerre contre l'État hébreu, entre octobre 2023 et novembre 2024. Il n'est pas encore clair si sa non-intervention est due à un ordre iranien ou aux pressions diplomatiques internationales et internes.



Il faut arrêter de réfléchir et annoncer des des décisions tonitruantes pour créer la sidération. Apparemment c’est la mode et la seule issue aux problèmes insolvables. Trump a tout compris et il faut s’en inspirer
19 h 51, le 27 juin 2025