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Dernières Infos - Corruption

Le chef de l'opposition israélienne demande à Trump de ne pas « s'immiscer » dans le procès de Netanyahu


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait une déclaration lors d'une visite sur le site de l'Institut Weizmann des sciences, qui a été touché par un tir de missile iranien, dans la ville centrale de Rehovot, le 20 juin 2025. Photo AFP/JACK GUEZ

Le chef de l'opposition israélienne a déclaré jeudi que Donald Trump ne devrait pas « s'immiscer » dans les affaires internes du pays, après que le président américain a demandé la fin du procès pour corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 

Mercredi, Donald Trump a qualifié le procès de Benjamin Netanyahu de « chasse aux sorcières ». Il « devrait être ANNULÉ, IMMÉDIATEMENT, ou qu'une grâce soit accordée à un Grand Héros », a-t-il écrit, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.

En réaction, le chef de l'opposition Yair Lapid, du parti de centre-droit Yesh Atid, a défendu l'indépendance des tribunaux israéliens. « Nous avons de la reconnaissance pour le président Trump, mais (...) le président ne devrait pas s'immiscer dans un procès judiciaire d'un pays indépendant », a-t-il déclaré dans une interview accordée au site d'information israélien Ynet. 

Il a soutenu une déclaration de l'un des alliés de la coalition de M. Netanyahu, Simcha Rothman, du parti d'extrême droite Sionisme religieux, qui a appelé M. Trump à se tenir à l'écart du procès. « Ce n'est pas le rôle du président des Etats-Unis d'interférer dans les procédures judiciaires de l'État d'Israël », a déclaré M. Rothman, président de la commission des affaires judiciaires de la Knesset, dans un message sur X. 

M. Rothman a cependant estimé que « la gestion des affaires de M. Netanyahu est en train de transformer l'image de l'Etat d'Israël d'une puissance régionale et mondiale en une république bananière ». 

L'appel de M. Trump a été approuvé par d'autres alliés de M. Netanyahu, notamment Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité nationale, une des figures de proue de l'extrême-droite israélienne, et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar. M. Ben Gvir a estimé que le procès en cours était motivé par des raisons politiques. Gideon Saar, a quant à lui jugé qu'il était « contraire au sens fondamental de la justice » de continuer ce procès en temps de guerre.

Dans une première affaire, M. Netanyahu et son épouse, Sara, sont accusés d'avoir accepté des produits de luxe d'une valeur de plus de 260.000 dollars, tels que des cigares, des bijoux et du champagne, de la part de milliardaires en échange de faveurs politiques. Dans deux autres affaires, M. Netanyahu aurait tenté de négocier une couverture médiatique plus favorable dans deux médias israéliens.

M. Netanyahu a nié tout acte répréhensible. Son procès a été reporté à de nombreuses reprises depuis son ouverture en mai 2020, le dirigeant israélien ayant demandé des reports en raison de la guerre à Gaza et, plus tard, du conflit au Liban.


Le chef de l'opposition israélienne a déclaré jeudi que Donald Trump ne devrait pas « s'immiscer » dans les affaires internes du pays, après que le président américain a demandé la fin du procès pour corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Mercredi, Donald Trump a qualifié le procès de Benjamin Netanyahu de « chasse aux sorcières ». Il « devrait être ANNULÉ, IMMÉDIATEMENT, ou qu'une grâce soit accordée à un Grand Héros », a-t-il écrit, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.En réaction, le chef de l'opposition Yair Lapid, du parti de centre-droit Yesh Atid, a défendu l'indépendance des tribunaux israéliens. « Nous avons de la reconnaissance pour le président Trump, mais (...) le président ne devrait pas s'immiscer dans un procès judiciaire...