Salwa Traboulsi prononçant un mot pendant la cérémonie rendant hommage à son mari. Photo DR
Plus de quatre ans après sa disparition, l’ancien ministre et magistrat Sleiman Traboulsi a été honoré à Zahlé lors d’une cérémonie organisée en reconnaissance de son parcours et de son engagement au service de l’État. L’événement, tenu à l’hôtel Kadri, était organisé à l’initiative du conseil supérieur des grecs-melkites catholiques, présidé par le professeur Youssef Bakhach, et placé sous le patronage du patriarche de l’Église grecque-melkite catholique, Youssef Absi.
La soirée a réuni de nombreuses figures politiques, religieuses et sociales. Mme Salwa Traboulsi, veuve du ministre défunt, a reçu une plaque commémorative des mains de l’archimandrite Georges Najjar, supérieur général de l’ordre basilien choueirite, et du professeur Bakhach.
Dans un mot empreint d’émotion, Mme Traboulsi a rappelé la simplicité et l’intégrité de son époux, soulignant qu’il avait toujours refusé les honneurs, préférant œuvrer discrètement, dans le respect de la loi et de ses principes. « Sleiman n’aimait pas les hommages. Il a vécu avec humilité, toujours prêt à aider sans jamais rien attendre en retour », a-t-elle déclaré, évoquant un homme « fidèle, juste et profondément humain ». Elle a aussi mis en lumière une facette moins connue du magistrat et ministre du Pétrole dans le premier gouvernement de la présidence d’Émile Lahoud : celle de l’homme de famille, du voisin attentionné et du citoyen engagé. « Ceux qui ont croisé sa route savent à quel point il était sincère. »
Le trophée a été dédié à l’archevêché melkite de Zahlé, pour être placé dans la bibliothèque qui porte le nom de Sleiman Traboulsi.
Lors de la cérémonie, d’autres figures melkites ayant marqué la vie publique libanaise ont également été distinguées.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine