Le ministre français de l'Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à droite), entouré du ministre britannique des affaires étrangères, David Lammy (à gauche), et de la haute représentante et vice-présidente de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas (à droite), à l'hôtel Intercontinental de Genève, le 20 juin 2025. Photo AFP / FABRICE COFFRINI
Les dirigeants de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni ont demandé dimanche à l'Iran « de ne pas entreprendre d'autres actions susceptibles de déstabiliser la région » en réponse aux frappes américaines ayant visé ses sites nucléaires. « Nous appelons l'Iran à s'engager dans des négociations conduisant à un accord qui réponde à toutes les préoccupations liées à son programme nucléaire. Nous sommes prêts à contribuer à cet objectif en coordination avec toutes les parties », ajoutent les trois dirigeants dans une déclaration conjointe.
Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer s'engagent à poursuivre « nos efforts diplomatiques conjoints pour désamorcer les tensions et veiller à ce que le conflit ne s'intensifie pas et ne s'étende pas davantage », ajoutent-ils. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays s'étaient déjà réunis vendredi à Genève avec leur homologue iranien pour tenter de reprendre le chemin des négociations mais leur démarche avait été aussitôt jugée inutile par Donald Trump.
Alors que Paris s'était dit un peu plus tôt « préoccupé » par les frappes américaines, la déclaration ne porte pas de jugement sur l'action américaine. Les trois dirigeants européens rappellent avoir été « clairs sur le fait que l'Iran ne pourra jamais disposer d'une arme nucléaire et ne pourra plus constituer une menace pour la sécurité régionale ». « Notre objectif reste d'empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire », répètent-ils.


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