Un homme transportant des bidons d'eau vides dans une rue de Beyrouth. Photo AFP
L'Autorité du fleuve Litani a appelé mardi tous les abonnés et les agriculteurs du projet d'irrigation Qasimiya-Ras al-Aïn dans les sections de Saïda et de Tyr à coopérer pour coordonner les programmes de distribution d'eau par région dans un contexte de grave pénurie d'eau due à la baisse significative des précipitations cette année par rapport aux années précédentes.
« À la lumière de la grave pénurie d'eau que connaît actuellement le Liban, le niveau d'eau du projet d'irrigation Qasimiya-Ras al-Aïn a atteint son niveau le plus bas. Le déficit de précipitations [de cette année] a entraîné une baisse des réserves d'eau et une diminution de la recharge des sources et des nappes phréatiques. En outre, les températures élevées ont contribué à l'augmentation des taux d'évaporation et à l'épuisement des sources d'eau de surface et souterraines », peut-on lire dans le communiqué.
Selon l'Autorité, « des rapports indiquent que le niveau d'eau du fleuve Litani a diminué d'environ 50 % par rapport à l'année dernière, ce qui reflète la gravité et le caractère exceptionnel de la situation actuelle ».
« Face à cette réalité, l'Autorité du fleuve Litani appelle tous les abonnés et les agriculteurs du projet d'irrigation Qasimiya-Ras al-Aïn dans les sections de Saïda et de Tyr à coopérer pleinement avec les équipes de distribution d'eau de l'Autorité et l'Union des agriculteurs du Liban-Sud et ses comités affiliés pour coordonner les programmes de distribution d'eau par région. Ceci afin d'assurer l'équité et l'efficacité de la distribution de l'eau à tous les abonnés de manière optimale », ajoute le communiqué.
L'Autorité a insisté sur la nécessité de respecter strictement les calendriers d'irrigation et les quantités spécifiées pour chaque abonné, conformément aux programmes établis.
« Il est également strictement interdit de déverser ou de détourner le reste de l'eau d'irrigation vers la mer ou vers les bouches d'égout après la fin de l'irrigation. Toute quantité excédentaire doit être utilisée dans les terres agricoles et non gaspillée, afin d'éviter le gaspillage d'eau dans ces circonstances critiques », précise l'Autorité dans son communiqué.
Elle a également appelé tous les abonnés à minimiser le gaspillage de l'eau et à l'utiliser avec un maximum d'efficacité, afin de s'assurer que l'eau atteigne tous les abonnés et que tous les agriculteurs bénéficient des quantités disponibles ».
Le Liban a connu un hiver particulièrement doux avec peu de précipitations, ce qui a affecté à la fois les régions agricoles et l'approvisionnement en eau dans les zones urbaines. Fin janvier, le directeur général de l'Office des eaux de Beyrouth et du Mont-Liban, Jean Gebran, avait annoncé que le taux de précipitations catastrophique de cette saison et la rareté des chutes de neige sur les sommets du pays pourraient obliger les Libanais à rationner sévèrement l'eau cette année.


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