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Les États-Unis déconseillent de participer à une conférence de l’ONU sur la solution à deux États


Les États-Unis déconseillent de participer à une conférence de l’ONU sur la solution à deux États

Le président Donald Trump à l'ONU. Photo d'archives AFP

Les États-Unis ont mis en garde, mardi, contre la participation à une conférence des Nations unies prévue la semaine prochaine à New York, qui doit discuter d’une solution à deux États entre Israël et les Palestiniens. 

Selon un télégramme diplomatique américain consulté par l'agence Reuters, les pays prenant des « mesures anti-israéliennes » après la conférence seront considérés comme s’opposant aux intérêts de la politique étrangère américaine et pourraient subir des conséquences diplomatiques de la part de Washington.

« Nous exhortons les gouvernements à ne pas participer à cette conférence, que nous jugeons contre-productive par rapport aux efforts en cours, essentiels pour mettre fin à la guerre à Gaza et libérer les otages », indique le télégramme. « Les États-Unis s’opposent à toute démarche unilatérale de reconnaissance d’un État palestinien hypothétique, qui constituerait un obstacle juridique et politique majeur à la résolution finale du conflit et pourrait faire pression sur Israël en pleine guerre, soutenant ainsi ses ennemis, est-il ajouté. Les États-Unis s’opposent au soutien implicite de la conférence à des actions potentielles telles que des boycotts, des sanctions contre Israël ou d’autres mesures punitives »

Ce télégramme, inédit jusqu’à présent, contraste avec la position de la France et de l’Arabie saoudite, co-organisateurs de la réunion. La conférence vise à établir une feuille de route pour un État palestinien tout en garantissant la sécurité d’Israël.

Le président Emmanuel Macron avait laissé entendre que la France pourrait reconnaître un État palestinien dans les territoires occupés par Israël à l’occasion de cette conférence. Les autorités françaises affirment œuvrer pour éviter un affrontement avec Washington, principal allié d’Israël. Cette semaine, le Royaume-Uni et le Canada, également membres du G7 et alliés des États-Unis, ont rejoint d’autres pays pour imposer des sanctions à deux ministres israéliens d’extrême droite, dans le but de faire pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu afin qu’il mette fin à la guerre à Gaza.

Israël critique vivement la conférence, la considérant comme une récompense au mouvement islamiste Hamas après son attaque meurtrière du 7 octobre 2023. Le gouvernement israélien a exercé des pressions sur Paris pour qu’il ne reconnaisse pas un État palestinien.

Ni le département d’État américain, ni le ministère français des Affaires étrangères n’ont souhaité commenter pour l’instant.


Cet article est un traduction d'une information diffusée par Reuters. 

Les États-Unis ont mis en garde, mardi, contre la participation à une conférence des Nations unies prévue la semaine prochaine à New York, qui doit discuter d’une solution à deux États entre Israël et les Palestiniens. Selon un télégramme diplomatique américain consulté par l'agence Reuters, les pays prenant des « mesures anti-israéliennes » après la conférence seront considérés comme s’opposant aux intérêts de la politique étrangère américaine et pourraient subir des conséquences diplomatiques de la part de Washington.« Nous exhortons les gouvernements à ne pas participer à cette conférence, que nous jugeons contre-productive par rapport aux efforts en cours, essentiels pour mettre fin à la guerre à Gaza et libérer les otages », indique le télégramme. « Les États-Unis s’opposent à toute...