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Plus de 160 personnalités libanaises condamnent l’agression contre le cheikh Audeh et dénoncent la « logique d’intimidation »


Plus de 160 personnalités libanaises condamnent l’agression contre le cheikh Audeh et dénoncent la « logique d’intimidation »

Le cheikh Yasser Audeh. Photo prise de sa page Facebook

Un groupe de 164 personnalités libanaises, dont six députés en exercice, trois anciens parlementaires, ainsi que de nombreux universitaires, médecins, ingénieurs et militants, ont signé une pétition condamnant l’agression « barbare » dont a été victime mardi à Haret Hreik le cheikh Yasser Audeh, connu pour ses positions hostiles au Hezbollah.

Selon le texte publié mercredi, l’agresseur serait un moukhtar (Officier public) local «connu pour son appartenance au Hezbollah et ses liens organisationnels avec le parti». Les signataires tiennent le parti chiite « pleinement responsable » de l’attaque et exigent la remise des agresseurs à la justice, ainsi que des excuses publiques à l’égard du cheikh Audeh et de l’ensemble des Libanais.

« Cette agression, survenue en plein jour, s’inscrit dans un climat d’intimidation imposé par des formations armées qui agissent au-dessus des lois et s’acharnent à terroriser ceux qui ne partagent pas leur ligne, même lorsqu’il s’agit d’un religieux reconnu pour sa modération et son pacifisme », souligne le communiqué.

Parmi les signataires de la pétition figurent Ibrahim Mneimné, Achraf Rifi, Elias Atallah, Hassan Bazz, Sobhi Mundher Yaghi, Ali el-Amin, Moustapha Fahs, Mona Fayad, Michel Doueihy, Najat Aoun Saliba, ainsi que Monica Borgman Slim.

Appelant le président de la République à assumer ses responsabilités constitutionnelles, les signataires réclament l’ouverture immédiate d’une enquête transparente sur l’incident, la protection des libertés publiques, ainsi que la fin de « l’impunité des armes illégales, qu’elles soient intra ou extra-communautaires ». Ils appellent le président Joseph Aoun à protéger tous les citoyens, « en particulier les chiites victimes de menaces, d’intimidations et de marginalisation de la part du duopole (Amal-Hezbollah) ». « Ignorer de telles agressions revient à trahir la confiance populaire et le devoir national », estiment-ils.

« Le Liban ne sera pas gouverné par la peur. La dignité de ses citoyens, quelle que soit leur confession, n’est pas une variable d’ajustement dans les rapports de force », affirment les signataires, qui concluent : « Celui qui se tait aujourd’hui face à la répression intérieure ne pourra prétendre demain résister à une agression extérieure. »

Contacté par L’Orient-Le Jour mardi, le fils du cheikh Yasser Audeh a expliqué que son père, blessé à la mâchoire et incapable de parler, a été agressé après être sorti d’une permanence religieuse à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, par un homme qui l’a accusé d’avoir insulté Hassan Nasrallah, ancien chef du Hezbollah assassiné, avant de le frapper. Le fils affirme que le religieux « n’a jamais insulté Nasrallah ». De son côté, une source du Hezbollah a condamné l’incident, qualifié d’acte « individuel » résultat d’une dispute verbale, et a appelé à laisser la justice suivre son cours.

Les auteurs du communiqué ont aussi dénoncé les récentes attaques contre les patrouilles de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le Sud, menées par des habitants de la région, estimant qu’elles visent à la pousser à se retirer et qu’elles « servent directement les intérêts israéliens », et ont demandé à M. Aoun « d’empêcher toute attaque contre les forces de la Finul sous quelque prétexte que ce soit, dans l’intérêt national ».

Mardi, la Finul, qui fait partie d'un comité international chargé de superviser l'accord de cessez-le-feu ayant mis fin le 27 novembre dernier à la guerre entre Israël et le Hezbollah, avait annoncé qu'une de ses patrouilles avait été caillassée par des habitants dans un village du Sud, où le Hezbollah est fortement implanté, jugeant « inacceptables » les atteintes répétées à ses opérations.

Un groupe de 164 personnalités libanaises, dont six députés en exercice, trois anciens parlementaires, ainsi que de nombreux universitaires, médecins, ingénieurs et militants, ont signé une pétition condamnant l’agression « barbare » dont a été victime mardi à Haret Hreik le cheikh Yasser Audeh, connu pour ses positions hostiles au Hezbollah.Selon le texte publié mercredi, l’agresseur serait un moukhtar (Officier public) local «connu pour son appartenance au Hezbollah et ses liens organisationnels avec le parti». Les signataires tiennent le parti chiite « pleinement responsable » de l’attaque et exigent la remise des agresseurs à la justice, ainsi que des excuses publiques à l’égard du cheikh Audeh et de l’ensemble des Libanais.« Cette agression, survenue en plein jour, s’inscrit dans un climat...