Des personnes ayant fui le camp de Zamzam pour les déplacés internes après sa chute sous le contrôle des FSR se reposent dans un campement de fortune dans un champ ouvert près de la ville de Tawila, dans la région du Darfour occidental, déchirée par la guerre au Soudan, le 13 avril 2025. Photo AFP.
L'armée sud-soudanaise a annoncé lundi qu'elle procéderait à un désarmement volontaire, puis « forcé », de jeunes combattants dans des régions où des conflits inter-communautaires liés à des vols de bétail ont fait des centaines de morts ces derniers mois.
Les affrontements pour l'accès aux ressources en eau et en pâturages ou les vols de bétail sont fréquents dans ce pays très pauvre d'Afrique de l'Est malgré ses richesses pétrolières, soumis à des phénomènes météorologiques extrêmes, sécheresse ou inondations.
Le président Salva Kiir a la semaine dernière décrété l'état d'urgence pour six mois dans l'État de Warrap (Nord-Ouest) et le comté de Mayom, après une flambée de violences inter-communautaires.
« Il y a trop de violence », a déclaré un habitant de Tonj North dans l'État de Warrap, qui n'a donné que son prénom, Lual, en raison de craintes pour sa sécurité.
« Les gens ont fui leurs foyers, abandonnant les terres agricoles, les enfants ne peuvent pas aller à l'école, ils n'ont pas de nourriture ni d'abri car la plupart de leurs maisons ont été brûlées », a-t-il ajouté.
« C'est un combat entre clans », poursuit-il. « Ce sont des vengeances. Si votre père ou votre frère a été tué, vous allez également tuer ».
L'armée a déployé des forces dans la zone afin de procéder au désarmement des belligérants, a déclaré Lul Ruai Koang, porte-parole de l'armée sud-soudanaise, lors d'une conférence de presse lundi à Juba, la capitale.
Dans un premier temps, il s'agira d'un « désarmement volontaire », a-t-il précisé, accordant aux jeunes combattants de la région un « délai de grâce d'une semaine pour commencer à déposer volontairement leurs armes ».
Ensuite, les forces armées « lanceront des exercices de désarmement forcé coordonnés et simultanés » qui, en cas de refus, entraîneront « l'application de mesures sévères et punitives », a-t-il averti.
Début juin, l'ONU a déclaré que les vols de bétail et les attaques de représailles avaient fait des centaines de morts depuis décembre, dont plus de 200 en mars, dans le seul état de Warrap.
Ces conflits viennent s'ajouter aux violences à caractère politico-ethnique qui minent le plus jeune pays du monde, devenu indépendant du Soudan en 2011.
Début mai, plusieurs ambassades ont dénoncé une « nette détérioration » de la sécurité au Soudan du Sud, après des mois d'affrontements entre les forces du président Salva Kiir et celles fidèles au premier vice-président Riek Machar.
L'arrestation de ce dernier en mars a alimenté les craintes d'un retour à la guerre civile, près de sept ans après la fin d'un conflit sanglant entre les partisans des deux hommes qui a fait quelque 400.000 morts entre 2013 et 2018.
L'armée sud-soudanaise a annoncé lundi qu'elle procéderait à un désarmement volontaire, puis « forcé », de jeunes combattants dans des régions où des conflits inter-communautaires liés à des vols de bétail ont fait des centaines de morts ces derniers mois.
Les affrontements pour l'accès aux ressources en eau et en pâturages ou les vols de bétail sont fréquents dans ce pays très pauvre d'Afrique de l'Est malgré ses richesses pétrolières, soumis à des phénomènes météorologiques extrêmes, sécheresse ou inondations.
Le président Salva Kiir a la semaine dernière décrété l'état d'urgence pour six mois dans l'État de Warrap (Nord-Ouest) et le comté de Mayom, après une flambée de violences inter-communautaires.
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