Un barrage sécuritaire à Beyrouth. Photo Husam Chbaro/An-Nahar
Quatre des 19 détenus qui s'étaient évadés dans la nuit de samedi à dimanche du poste de police de Ghazir, dans le Kesrouan au nord de Beyrouth, ont depuis été arrêtés par les Forces de sécurité intérieure (FSI), a indiqué lundi une source policière à L'Orient-Le Jour. Deux des quatre fugitifs arrêtés sont de nationalité libanaise, a précisé cette source.
Dix-neuf détenus — 13 Syriens, cinq Libanais et un Égyptien — avaient réussi à s’échapper d'une cellule du commissariat de Ghazir en creusant un trou dans le mur. Le premier à avoir été rattrapé par la police après cette évasion, un Libanais, avait été interpellé par les FSI à Jbeil dans les premières heures de la matinée. Selon les informations disponibles, l’évasion était restée inaperçue pendant environ une heure et demie, ce qui a permis aux fugitifs de s’éloigner du site et d’échapper à une poursuite immédiate.
Une enquête interne a été ouverte alors que des questions se posent sur une possible négligence ou complicité des forces de l'ordre. Les forces de sécurité poursuivent en outre leurs opérations de recherche et restent en état d’alerte pour retrouver les évadés, avait indiqué une source au sein des FSI à L'OLJ.
Les évasions se sont multipliées au Liban, en proie à la pauvreté et à une grave crise économique depuis 2019, alors que la valeur des salaires des forces de l’ordre a été dramatiquement réduite en raison de la dépréciation de la monnaie nationale et que les infrastructures carcérales sont en mauvais état. En mai, un groupe armé avait intercepté un véhicule de patrouille du poste de police de Mechmech, dans le Akkar (nord du Liban), et libéré un détenu en route vers une audience au tribunal.
En 2022, 19 détenus s’étaient échappés d’une prison à Jounieh, dans la région de Kesrouan, et environ 30 autres s’étaient évadés du centre de détention du palais de Justice, à Beyrouth, en passant par une fenêtre après avoir introduit clandestinement un outil à l’intérieur. Certains d’entre eux avaient été arrêtés par la suite.



