Un homme réagit sur les lieux d’une frappe israélienne ayant visé une maison, dans la ville de Gaza, le 7 juin 2025. Photo Reuters/ Ebrahim Hajjaj.
L'armée israélienne a accusé dimanche le porte-parole de la Défense civile de Gaza, une organisation de secouristes du territoire palestinien, d'être un « terroriste » du mouvement islamiste Hamas, ce que l'intéressé a démenti auprès de l'AFP.
Affirmant avoir analysé des « documents trouvés lors d'opérations dans la bande de Gaza », l'armée a déclaré que Mahmoud Bassal, le principal porte-parole de la Défense civile, était un « terroriste actif » du Hamas. Des copies de documents présentés par l'armée comme des listes de membres du Hamas ont été transmises aux médias, sans précision sur les circonstances dans lesquelles les militaires ont découvert ces documents non datés.
L'armée accuse M. Bassal de répandre de fausses informations sur les opérations d'Israël à Gaza pour « servir les objectifs de guerre » du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme une organisation terroriste par Israël, les États-Unis et l'Union européenne. « C'est une accusation mensongère », a déclaré à l'AFP Mahmoud Bassal. « Je ne travaille pour aucune organisation militaire », a-t-il ajouté, soulignant que la mission de la Défense civile était encadrée par le droit international, selon lui.
La Défense civile est une organisation qui existe depuis des décennies et emploie des secouristes dans la bande de Gaza, notamment pour transporter des victimes de bombardements vers les hôpitaux après des frappes israéliennes, comme en témoignent les multiples photos et vidéos de l'AFP montrant notamment des femmes et des enfants tués ou blessés. La Défense civile est régulièrement citée par les médias internationaux dans la couverture de l'actualité à Gaza, où la guerre est entrée dimanche dans son 21e mois.
Compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d'accès sur le terrain à mesure que les combats s'étendent, il est pratiquement impossible de confirmer de façon indépendante les bilans et les circonstances des morts annoncées par la Défense civile. Les accusations de l'armée interviennent à un moment où elle est mise en cause par la Défense civile qui l'accuse d'avoir tué ces derniers jours des civils à proximité de centres de distribution de colis alimentaires.
La guerre a été déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles. Plus de 54.772 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.
L'armée israélienne a accusé dimanche le porte-parole de la Défense civile de Gaza, une organisation de secouristes du territoire palestinien, d'être un « terroriste » du mouvement islamiste Hamas, ce que l'intéressé a démenti auprès de l'AFP.Affirmant avoir analysé des « documents trouvés lors d'opérations dans la bande de Gaza », l'armée a déclaré que Mahmoud Bassal, le principal porte-parole de la Défense civile, était un « terroriste actif » du Hamas. Des copies de documents présentés par l'armée comme des listes de membres du Hamas ont été transmises aux médias, sans précision sur les circonstances dans lesquelles les militaires ont découvert ces documents non datés.L'armée accuse M. Bassal de répandre de fausses informations sur les opérations d'Israël à Gaza pour « servir les...

