Le leader des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, prononce un discours lors du dîner annuel de la revue al-Massira, au siège général du parti à Meerab, le 6 juin 2025. Photo partagée par l'Agence nationale d'information ANI, officielle
Le chef des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, a qualifié vendredi les frappes israéliennes la veille sur la banlieue sud de Beyrouth de « scandale », plaidant une nouvelle fois en faveur du désarmement du Hezbollah.
Après avoir lancé des ordres d’évacuation, l’armée israélienne a mené huit frappes sur la banlieue, affirmant avoir «attaqué des objectifs terroristes de l’unité aérienne 127 du Hezbollah». Le porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Andrea Tenenti, a qualifié ces frappes de « développement dangereux ».
« Ce qui s'est passé à Beyrouth hier (jeudi) est un grand scandale : huit mois après la signature de l'accord de cessez-le-feu en novembre 2024, Beyrouth est à nouveau frappée », a dénoncé le leader chrétien dans un discours rapporté par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Il a souligné que la solution réside dans « une équation régionale et internationale claire ».
Le chef des FL a également qualifié d' « inacceptable » le fait que « le citoyen libanais vit constamment en danger ». Il a réaffirmé qu'une « solution existe », celle de « devenir un véritable État », alors qu'il s'est érigé au fil des années en principal opposant au maintien des armes du Hezbollah, qui faisaient du parti chiite « un État parallèle bloquant l’État légitime et l’empêchant d’agir, au point de provoquer une paralysie totale ». Samir Geagea a appelé l'État à ne pas attendre « que l’on 'cesse de peser sur (son) dos de manière spontanée », estimant que c'est à lui de se « débarrasser de ceux qui l’écrasent, pour qu'(il) puisse bouger ».
« La communauté internationale n'en a rien à faire »
Le leader chrétien a en outre critiqué le fait d'en appeler « à la communauté internationale » pour mettre un terme aux attaques israéliennes, quand la solution se trouve en interne, dans le désarmement du parti. Le parti chiite refuse de discuter de son désarmement, au delà du sud du Litani, tant qu'Israël poursuit ses frappes, ou maintient sa présence dans cinq points au Liban-Sud, en violation de l'accord de cessez-le-feu signé le 27 novembre 2024 après treize mois de guerre.
« Si vous leur demandez (aux gens du Hezbollah) : quelle est votre solution concrète ? Ils répondent que la solution concrète, c’est que la communauté internationale prenne ses responsabilités. C’est tout à fait absurde (...) La réalité, c’est que la communauté internationale n’en a rien à faire. C’est à vous d’assumer votre responsabilité en premier lieu, et de faire ce qu’il faut pour amener la communauté internationale à vous soutenir. C’est la seule voie pour résoudre nos problèmes. Mais en réalité, ils ne font jamais cela. Et tous nos efforts sont vains », a estimé le chef des FL.
Et d'ajouter : « Il ne faut pas perdre notre temps en lamentations, ni dans des attaques verbales contre Israël comme si cela allait résoudre nos problèmes. C’est ce que beaucoup de pays arabes ont fait depuis soixante-dix ans, et cela a conduit à la perte de la cause palestinienne. Il faut donc tirer les leçons des expériences des autres ».
Samir Geagea a enfin estimé que le Liban peut bien compter sur « de grands amis dans le monde, à commencer par les pays du Golfe et l’Arabie saoudite, jusqu’aux États-Unis », qui pourraient « aider à faire cesser les agressions israéliennes et à faire sortir les Israéliens du Liban, mais à une condition : que nous devenions un véritable État. Et dans les faits, nous ne sommes toujours pas un véritable État ».




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Pour finir, si Israël a aujourd’hui des visées territoriales sur le pays ce sont les imbéciles heureux du Hezbollah et co. qui les ont crée et attisée.
15 h 54, le 10 juin 2025