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Dernières Infos - Nucléaire Iranien

Les Occidentaux vont déposer une résolution à l'AIEA


Cette photo, diffusée par le bureau du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei, le montre en train de s’exprimer lors d’une cérémonie à l’occasion du 36e anniversaire de la mort de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, à Téhéran, le 4 juin 2025. Photo AFP.

Les Européens et les États-Unis ont l'intention de soumettre la semaine prochaine au Conseil des gouverneurs de l'AIEA une résolution contre l'Iran, avec menace de renvoi du dossier devant les Nations unies, selon plusieurs sources diplomatiques.

Après la publication par l'instance onusienne d'un rapport soulignant « un manque général de coopération de Téhéran, une résolution va être déposée pour non-respect de ses obligations nucléaires », a indiqué jeudi une source diplomatique haut placée.

Deux autres diplomates ont confirmé à l'AFP cette initiative occidentale, qui vise à « renforcer la pression » sur l'Iran.

Le texte, préparé par Washington ainsi que Londres, Paris et Berlin (E3), « s'appuie sur le rapport complet » divulgué il y a quelques jours par l'Agence internationale de l'énergie atomique, souligne l'une de ces sources, précisant que le vote devrait avoir lieu mercredi prochain lors de la réunion prévue à Vienne. 

Dans ce document qualifié de « politique » par Téhéran, l'AIEA a appelé l'Iran à davantage de transparence sur son programme nucléaire.

L'agence tente en vain depuis des années d'obtenir des clarifications sur le sort inconnu de matières nucléaires résultant d'activités non déclarées menées jusqu'au début des années 2000.

« L'Iran a, à plusieurs reprises, soit pas répondu, soit pas fourni de réponses techniquement crédibles et a nettoyé » des lieux, écrit l'AIEA, évoquant aussi le vol de documents confidentiels.

Téhéran a par ailleurs accéléré ces derniers mois sa production d'uranium enrichi à 60%, un seuil proche des 90% nécessaires à la fabrication d'une bombe.

La République islamique dément toute intention militaire en défendant un droit au nucléaire à des fins civiles. 

Ennemis depuis plus de quatre décennies, l'Iran et les États-Unis ont tenu depuis avril cinq séries de pourparlers, sous la médiation d'Oman, dans le but de trouver un accord pour stopper l'escalade en échange d'une levée des sanctions qui paralysent son économie.

C'est pour préserver cette voie diplomatique et « donner une dernière chance à Téhéran », selon les diplomates interrogés, que les Occidentaux ont opté pour « un schéma de renvoi différé » du litige au Conseil de sécurité de l'ONU habilité à prendre des sanctions. En théorie seulement, car deux de ses membres, Moscou et Pékin, ont changé de camp sur ce dossier et soutiennent désormais Téhéran. 

Concrètement, si l'Iran « ne montre pas de geste de bonne volonté », un Conseil extraordinaire des gouverneurs pourrait être convoqué au cours de l'été en vue d'un transfert aux Nations unies. 

Les Européens et les États-Unis ont l'intention de soumettre la semaine prochaine au Conseil des gouverneurs de l'AIEA une résolution contre l'Iran, avec menace de renvoi du dossier devant les Nations unies, selon plusieurs sources diplomatiques.Après la publication par l'instance onusienne d'un rapport soulignant « un manque général de coopération de Téhéran, une résolution va être déposée pour non-respect de ses obligations nucléaires », a indiqué jeudi une source diplomatique haut placée.Deux autres diplomates ont confirmé à l'AFP cette initiative occidentale, qui vise à « renforcer la pression » sur l'Iran.Le texte, préparé par Washington ainsi que Londres, Paris et Berlin (E3), « s'appuie sur le rapport complet » divulgué il y a quelques jours par l'Agence...