Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam. ANI
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré lundi, à l'issue d'une réunion avec le chef du Parlement Nabih Berry, que cette rencontre était positive, soulignant que « le gouvernement s'est engagé à respecter ce qui est énoncé dans la déclaration ministérielle et n'a pris aucune mesure en dehors de celle-ci ».
Moins d'une semaine après sa formation, le gouvernement avait finalisé sa déclaration ministérielle, en omettant notamment d'y insérer le terme « résistance » pour la première fois depuis plus de vingt ans. Ce terme, qui fait référence à l'arsenal du Hezbollah, avait été inclus dans les déclarations précédentes sous la pression du parti et de ses alliés. En mars, M. Salam avait déclaré que la déclaration ministérielle marquait un tournant sur la question des armes du Hezbollah.
Interrogé sur sa relation avec le Premier ministre dans le contexte des récentes tensions entre le Hezbollah et le Premier ministre, Nabih Berry avait affirmé : « S’il hausse le ton, nous ferons de même. S’il calme le jeu, nous le suivrons également ». En réaction à ces propos, M. Salam avait plaisanté lundi : « Nous ne sommes pas une station météorologique, nous ne refroidissons pas les choses et nous ne les réchauffons pas non plus ».
« Cordialité » avec Mohammad Raad et le Hezbollah
En ce qui concerne ses relations avec le Hezbollah, et en réaction à des propos du chef du bloc parlementaire du parti chiite, Mohammad Raad, le Premier ministre a par ailleurs déclaré : « Je laisse beaucoup de place à la cordialité avec Mohammad Raad, et je lui souhaite la bienvenue, ainsi qu'au Hezbollah. Ma porte est toujours ouverte ». Interrogé mardi dernier par des journalistes sur des déclarations de M. Salam à propos de son parti, Mohammad Raad avait préféré « ne pas commenter par souci de préserver ce qui reste de notre affection » envers le chef du gouvernement.
« Merci à la cordialité du Premier ministre. Nous le reverrons au plus tôt et lui ferons part de notre avis sur les intérêts du peuple et du pays », a réagi M. Raad lundi sur la chaîne du Hezbollah, al-Manar.
Dans une interview à la chaîne al-Jadeed dimanche soir, le ministre des Finances Yassine Jaber a déclaré que les tensions entre le Premier ministre Nawaf Salam et l'alliance Hezbollah-Amal allaient « se calmer », et que cette question devait être résolue car le gouvernement est confronté à des « défis cruciaux ».
Sept milliards pour la reconstruction
En ce qui concerne le dossier des armes, M. Salam a souligné lundi qu'il était « clairement mentionné dans la déclaration ministérielle et que tout le monde y est attaché, à l'instar de l'attachement à l'accord de Taëf et à l'extension de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire ».
Interrogé sur son récent commentaire selon lequel « l'ère de l'exportation de la révolution iranienne est révolue », le chef du gouvernement a indiqué que « même les Iraniens ne parlent plus d’exporter la révolution », ce qui montre selon lui que « ce langage appartient au passé ».
En ce qui concerne le dossier de la reconstruction, qui est devenu un dossier clé après la récente guerre entre le Hezbollah et Israël et les destructions massives qu'elle a causées, M. Salam a souligné que « le gouvernement a besoin de plus de 7 milliards de dollars », notant que « les estimations de la Banque mondiale approchent les 14 milliards de dollars ».
« Notre ambition lors de la réunion de Washington (en avril dernier) était d'obtenir 250 millions de dollars de la Banque mondiale et c'est ce que nous avons obtenu, ainsi que 75 millions de dollars de la part des Français », a-t-il ajouté. Enfin, M. Salam a souligné « l'engagement du gouvernement à reconstruire ce qui a été détruit par l'agression » israélienne.


Berry continue de prendre le sort de notre pays pour un jeu. Il menace puis tempère puis re menace et invite le P.M à sa rencontre puis calmer le JEU. Jusqu’à quand va durer ce jeu de dupes? Il faut que Berry comprenne qu’il n’a plus aucun rôle à jouer et que sa dictature a vécue. M. Salam en tant que PM est dans son droit de réclamer et d’exiger que les lois de notre pays soient respectées contrairement aux vendus qui attendent des décisions de l’étranger pour agir en conséquences. A force de vouloir calmer le jeu notre pays a été détruit et ruiné, il est temps de changer de méthodes.
10 h 19, le 03 juin 2025