Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo FL
Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a accusé samedi les responsables de l'axe de la résistance d' « inciter certaines factions palestiniennes » à ne pas accepter de remettre leurs armes, alors que le désarmement des camps palestiniens au Liban devrait débuter à la mi-juin.
Selon des informations obtenues vendredi dernier par L'Orient-Le Jour auprès d'une source proche du Sérail, un mécanisme a été mis en place pour le retrait des armes dans les camps palestiniens, qui se fera de manière progressive. Cette décision a été annoncée alors que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, était en tournée à Beyrouth.
« Malgré tous les dommages qu'il a infligés au Liban et à son peuple, malgré la mort, la destruction et la dévastation, malgré la détérioration des conditions financières, économiques et de vie, il semble que l'axe de la résistance persiste à faire obstacle à l'établissement d'un véritable État au Liban », a dénoncé M. Geagea dans un communiqué.
Pression sur certains responsables politiques et sécuritaires
« Après la visite réussie du président Mahmoud Abbas au Liban, et après que sa prise de position a aidé l'autorité libanaise à commencer à collecter toutes les armes illégales, à commencer par les armes palestiniennes, et après que l'État a établi un calendrier clair pour commencer à ramasser les armes, spécifiquement dans les camps palestiniens de Beyrouth, et continuer dans les semaines à venir dans les camps de la Békaa du Nord et du Sud, il s'est avéré que les responsables de la Moumanaa incitent certaines factions palestiniennes à n'accepter aucune forme de remise de leurs armes », a-t-il poursuivi. Le chef des FL a également souligné que les responsables de la Moumanaa « font une tournée auprès de certains responsables libanais, y compris des politiciens et des responsables sécuritaires, afin de faire pression sur eux et de les mettre en garde contre les conséquences d'un début de retrait des armes palestiniennes ».
Samir Geagea a enfin estimé que « les autorités compétentes sont invitées à ne pas reculer d'un iota sur la décision de collecter les armes illégales, à commencer par les camps palestiniens de Beyrouth ». Selon lui, « toute tentative de modifier ce calendrier ou de le manipuler porterait un coup fatal au nouveau mandat et au gouvernement ».
Les autorités libanaises se sont engagées à contrôler l'ensemble du territoire national depuis le cessez-le-feu en novembre entre le Hezbollah et Israël, après plus d'un an d'hostilités en marge de la guerre à Gaza. L'armée libanaise s'est déployée au Liban-Sud et œuvre à démanteler l'infrastructure militaire de la formation chiite, la seule à avoir conservé ses armes après la fin de la guerre civile en 1990, mais sortie très affaiblie de sa confrontation avec Israël.
Le mouvement Fateh au Liban réagit
La direction du Fateh au Liban a réitéré samedi son engagement total envers la déclaration publiée à l'issue du sommet entre le président palestinien Mahmoud Abbas et son homologue libanais Joseph Aoun. Elle a ajouté que le contenu de cette déclaration constitue une « feuille de route vers la consolidation de relations fraternelles solides entre les peuples libanais et palestinien » et vers le renforcement de la coopération entre les deux pays.
« Se basant sur les relations historiques profondes entre les peuples libanais et palestinien, et croyant au rôle national et arabe que le Liban a toujours joué en soutenant la cause palestinienne et en défendant les droits de notre peuple, le Fateh au Liban affirme sa volonté de renforcer et de maintenir ces relations, afin de servir l'intérêt national suprême des deux peuples frères, en garantissant la sécurité et la stabilité au Liban », a souligné le communiqué. Et le texte de préciser que toute position ou déclaration en dehors de ce cadre est condamnée, car elle ne représente pas la position du Fateh au Liban.




Le HB continue de pousser notre président à accepter leurs conditions en le menaçant de guerre « civile » si ses exigences ne sont pas respectées. Comment peut on parler de guerre civile lorsqu’il n’y a qu’une faction qui est armée, le HB? Et qu’entendent ils faire si l’armée décide de les désarmer de force? Retourner leurs armes contre l’armée officielle de notre pays? Cela ne s’appelle pas guerre civile mais trahison, et les instigateurs risqueraient de se retrouver tous sur la place publique avec une corde autour du cou. Nous ne sommes pas au Yémen ou dans un pays anarchique. Stop aux menac
11 h 21, le 01 juin 2025