A mourner reacts besides the bodies of members of the Al-Arabeed family killed in Israeli strikes, at Al Shifa hospital, in Gaza City, May 28, 2025. REUTERS/Dawoud Abu Alkas
Une quarantaine de personnes ont été blessés mardi, la plupart par des tirs de militaires israéliens, quand des milliers de Palestiniens se sont rués dans un nouveau centre de distribution d'aide à Gaza, a annoncé mercredi un haut responsable de l'ONU.
« Environ 47 personnes ont été blessées », a dit à des journalistes Ajith Sunghay, chef du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme dans les Territoires palestiniens. « La plupart des blessés l'ont été par balles », et « les tirs provenaient de l'armée israélienne », a-t-il précisé devant la presse.
Des milliers de Palestiniens se sont précipités mardi dans le centre géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une société privée, soutenue par les États-Unis, ont rapporté les journalistes de l'AFP, alors qu'Israël mettait en place un nouveau système de distribution.
Les scènes de chaos à Rafah, dans l'extrême sud de la bande de Gaza, sont intervenues quelques jours après l'assouplissement partiel d'un blocus total de l'aide humanitaire sur le territoire palestinien qu'Israël avait imposé le 2 mars, entraînant de graves pénuries de nourriture et de médicaments.
M. Sunghay a ajouté que son bureau rassemblait encore des informations sur les scènes de chaos de la veille. « Les chiffres pourraient augmenter. Nous essayons de confirmer ce qui leur est arrivé », notamment la gravité des blessures, a-t-il ajouté.
Quant au type d'aide médicale que les blessés auraient pu obtenir, M. Sunghay a déclaré : « Je ne vois pas d'ambulances attendre les gens à un point de distribution alimentaire. Cela n'a jamais été le cas ».
L'armée israélienne a déclaré que ses « troupes (avaient) tiré des coups de semonce dans la zone à l'extérieur du complexe » mardi, et qu'elle avait rétabli « le contrôle de la situation ».
Les Nations unies et les agences d'aide internationales ont annoncé qu'elles ne coopéreraient pas avec la GHF, accusée de travailler avec Israël sans aucune implication palestinienne et de contourner l'ONU.
« Nous avons exprimé de nombreuses préoccupations face à ce mécanisme », a ajouté M. Sunghay. « Ce que nous avons vu hier est un exemple très clair des dangers de la distribution de nourriture, dans les conditions mises en oeuvre par la Fondation humanitaire de Gaza ».
« Pas la solution viable »
Il a expliqué par exemple qu'une grande partie de la population de Gaza ne se rendrait pas jusqu'à l'extrême sud pour collecter de la nourriture -- tandis que les personnes âgées, malades, handicapées et celles qui s'occupent des enfants ne seraient de toute façon pas en mesure de le faire.
Des Palestiniens s'inquiètent également d'être détenus ou empêchés de retourner dans le nord de Gaza.
« Cela s'est déjà produit dans le passé lorsque la population a déménagé du Nord vers le Sud : en franchissant des points de contrôle, des gens ont été détenus par les Forces de défense israéliennes », a expliqué M. Sunghay.
« Pour de nombreuses raisons, ce n'est pas la solution viable pour faire face à ce à quoi nous sommes confrontés à Gaza », a-t-il ajouté.
M. Sunghay a cité 24 incidents au cours des derniers mois « lors desquels des civils collectaient de la nourriture et des gens ont été pris pour cible ».
« La GHF est entrée en action, nous avons vu les conséquences », a-t-il conclu.
Une quarantaine de personnes ont été blessés mardi, la plupart par des tirs de militaires israéliens, quand des milliers de Palestiniens se sont rués dans un nouveau centre de distribution d'aide à Gaza, a annoncé mercredi un haut responsable de l'ONU.« Environ 47 personnes ont été blessées », a dit à des journalistes Ajith Sunghay, chef du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme dans les Territoires palestiniens. « La plupart des blessés l'ont été par balles », et « les tirs provenaient de l'armée israélienne », a-t-il précisé devant la presse.Des milliers de Palestiniens se sont précipités mardi dans le centre géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une société privée, soutenue par les États-Unis, ont rapporté les journalistes de l'AFP, alors qu'Israël...


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