Une Palestinienne plaçant une bouilloire sur le feu à l'extérieur de sa tente, où elle s'est réfugiée après avoir été déplacée, à Gaza, le 26 mai 2025. Mahmoud ISSA/Reuters
En l’espace de dix jours, entre le 15 et le 25 mai, les frappes israéliennes visant des camps de déplacés dans la bande de Gaza ont contraint plus de 180 000 personnes à fuir à nouveau, indique un rapport du Cluster Coordination et Gestion des camps (CCCM), secteur d’assistance figurant dans le Cadre opérationnel de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en cas de crise migratoire.
« Cette nouvelle vague de déplacements survient alors que les attaques directes contre des sites de déplacés sont devenues fréquentes, notamment des frappes meurtrières contre des tentes dans la zone d’al-Mawassi et une école abritant des familles déplacées au centre de l'enclave palestinienne », a précisé le CCCM dans un communiqué.
La Défense civile palestinienne avait rapporté dimanche qu’une frappe israélienne sur une tente à al-Mawasi avait fait dix morts, dont un enfant et sept femmes, selon l’AFP. Lundi, 33 personnes ont été tuées dans une frappe israélienne visant un établissement scolaire servant de refuge pour déplacés.
« Le Cluster mondial CCCM condamne sans équivoque et dans les termes les plus fermes les attaques contre les sites de déplacés. Ces sites ont pour mission de protéger les civils déplacés, conformément à l’obligation constante, en vertu du droit international humanitaire, de garantir leur sécurité et leur dignité en toutes circonstances », ajoute le texte.
Depuis la reprise le 18 mars des bombardements israéliens sur ce territoire palestinien, plus de 260 sites abritant quelque 125 000 personnes ont été visés par des ordres d’évacuation forcée, contraignant leurs occupants à quitter les lieux, a poursuivi la même source.
Le CCCM appelle à « une cessation immédiate des attaques contre les sites de déplacés, un accès humanitaire sans entrave et durable, ainsi qu’à la protection des civils, où qu’ils se trouvent ».


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