Les élèves de deux écoles associées à l’Unesco au cours d’une marche dans la réserve. Photo DR
L’Association de protection de Jabal Moussa (APJM) a célébré le 22 mai la Journée internationale de la biodiversité en collaboration avec l’Unesco, le ministère de l’Environnement, et en présence de représentants de l’Institut OIKOS (une organisation européenne spécialisée dans la sauvegarde de la biodiversité) et des acteurs locaux.
Jabal Moussa, situé entre le Kesrouan et Jbeil, est un vaste territoire reconnu comme réserve de biosphère par l’Unesco depuis 2009. Le principal objectif de l’APJM est de concilier préservation de l’environnement et développement durable.
Les participants écoutant les explications sur le Centre culturel et touristique de Jabal Moussa. Photo DR
La journée comprenait une randonnée sur le sentier des pivoines, réputé pour sa riche diversité florale et plus particulièrement l’emblématique « Paeonia kesrouanensis ». Par ailleurs, une visite a été organisée au Centre culturel et touristique de Jabal Moussa, qui a récemment figuré sur le site 2025 de la Biennale de Venise. Hany
Kahwaji-Janho a présenté son design rupestre, inspiré par le daman des rochers, un petit mammifère connu localement sous le nom de « tabsoun ». Construit sur le site d’une ancienne carrière, le centre est un symbole de renouveau écologique et de design respectueux de l’environnement.
En parallèle, les élèves de deux écoles associées à l’Unesco ont profité d’activités pédagogiques sur le site, notamment une marche dans la nature, une présentation interactive sur la biodiversité et la plantation de graines indigènes.
L’après-midi, des représentants des autorités locales de plusieurs villages qui tombent dans le périmètre de la réserve – Yahchouch, Ghbalé, al-Libre et Chouwan – se sont réunis avec l’APJM et l’Institut OIKOS pour le lancement du plan de gestion de Jabal Moussa 2025-2029. Ce plan a été élaboré suivant un processus participatif rassemblant les autorités locales, les experts et les partenaires de l’association. Il s’inscrit dans le cadre du projet ResiLAND, financé par l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).